Analyse
Pernod Ricard : ralentissement en vue il y a 5 ans - vendredi 15 juin 2012

La croissance du bénéfice, toujours tirée par les pays émergents, risque de s'essouffler.

Action chère.
VENDEZ.

 

Bien que souhaitant ravir la 1ère place du secteur vins et spiritueux à l'anglais Diageo, Pernod Ricard privilégie depuis plus d'un an la réduction de sa dette. Ayant à présent atteint son objectif à ce niveau, il ne prend cependant pas le risque d'une grosse acquisition (comme en 2000 avec Seagram, en 2005 avec Allied Domecq, en 2008 avec Absolut). Une telle opération entraînerait un nouveau surcroît de sa dette, alors que les difficultés économiques mondiales pourraient durer. Il se concentre dès lors sur la croissance interne, obtenue grâce aux pays émergents, et surtout à l'Asie, où s'applique sa stratégie de montée en gamme. Dans ces pays (cependant pas totalement immunisés contre les difficultés), sur les neuf premiers mois de l'exercice en cours (clôture annuelle le 30/06), le chiffre d'affaires a gagné 17 % par rapport à un an plus tôt. Pernod pourrait toutefois réaliser des acquisitions, plus modestes, en Chine ou aux USA. Une gestion sage donc, mais qui risque de ne pas faire croître suffisamment le bénéfice pour justifier le cours actuel. Nous ne pensons pas que la décennie en cours connaîtra le même succès que la précédente, avec sa croissance annuelle moyenne du bénéfice par action de 11 %. Nous prévoyons un bénéfice par action de 4,45 EUR pour l'exercice en cours et de 4,60 EUR pour le suivant.

 

Cours au moment de l'analyse : 79,30 EUR

 

Pernod-Ricard est le numéro 2 mondial du secteur des vins et spiritueux (derrière Diageo), connu pour des marques telles que Chivas, Martell ou encore Mumm. Le français s’est renforcé en 2005 par l’acquisition de son concurrent britannique Allied Domecq.

 

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