Analyse
Royaume-Uni : un marché gagnant ! il y a 5 ans - lundi 25 juin 2012

Celui qui a parié sur le marché britannique n’a pas à le regretter. Et il n’est pas trop tard pour donner un accent british à votre portefeuille. Le potentiel de gain n’est pas épuisé.

Sur les 12 derniers mois, le rendement total de la Bourse britannique a été de 6 % en euro (cours + dividende), contre un recul de 4 % pour la moyenne européenne. Les actions britanniques permettent d’espérer un gain annuel de 9 %, grâce notamment à un rendement brut sur dividende de 5 %. Vous pouvez y consacrer 15 % de vos avoirs, à l’image de notre portefeuille de base

Nous conseillons des actions d’entreprises solides, très présentes à l’étranger (GlaxoSmithkline, BP, Vodafone, Sage et Reckitt Benckiser) ou encore Ladbrokes, National Grid et Sainsbury (principalement actives au Royaume-Uni, mais avec de fortes positions sur leur marché, des liquidités récurrentes et des marges stables).

 

Parmi les sicav d’actions, notre préférence va à Cazenove UK Equity B EUR (bonnes performances vu le moindre poids des financières et des matières premières dans le portefeuille) et à SSgA UK Index Equity qui suit fidèlement l’indice britannique.

Pourquoi cette performance ?

- Les dix premières entreprises de la Bourse de Londres comptent pour 40 % de la capitalisation. Un chiffre bien supérieur à celui du marché continental européen, qui n’atteint même pas 20 %. Ces poids lourds sont actifs à l’échelle mondiale.
- Le secteur financier anglais (21 % de l’indice boursier) s’est mieux comporté ces derniers mois que sur le Continent (moins exposé aux économies du Sud de l’Europe).
- L’euro s’est progressivement replié face à la livre suite à la crise des dettes souveraines, procurant un gain de change pour l’investisseur en euro.
(Ces dernières semaines toutefois, les actions cotées à Londres ont souffert du recul des matières premières, qui comptent pour 28 % de l’indice).

Récession…

- Ayant déjà utilisé la planche à billets et l’octroi de liquidités aux banques pour favoriser le crédit, la Banque d’Angleterre peine à relancer l’activité.
- Les ménages, affaiblis par un marché immobilier fragile et un chômage en hausse, ne peuvent consommer davantage.
- Malgré une livre très affaiblie, les exportations ne sont pas assez dynamiques pour relancer la croissance (la zone euro, principal partenaire commercial, reste engluée dans la crise).

…mais optimisme

- Les Jeux Olympiques devraient permettre à l’économie de sortir de la récession.
- Les autorités britanniques défendent leur économie plus activement que celles du Continent et continueront à créer des liquidités pour la soutenir.

 

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