Analyse
Comment investir en temps de crise ? il y a 5 ans - lundi 2 juillet 2012

Le retournement des Bourses ces derniers mois témoigne de l’inquiétude des investisseurs. La crise que nous traversons appelle à la prudence. Voici comment adapter vos investissements.

Notre portefeuille de base a engrangé au premier semestre un rendement de 4,9 %. Après un gain de 6,1 % au premier trimestre, sa perte s’est limitée à 1 % au deuxième grâce aux investissements dans l’obligataire et le cash.

 

Faites une place aux liquidités (pour 20 % de vos avoirs) via les comptes d’épargne. Elles amortissent les chocs et permettront, le moment venu, de profiter rapidement des opportunités.

 

La baisse des actions européennes ne rend pas la zone euro attractive. Restez à l’écart, mais faites une place aux actions américaines, britanniques, suisses et suédoises. Le marché belge n’est pas assez attractif. Le recul des marchés émergents rend un investissement dans ces zones plus rémunérateur, grâce notamment aux bonnes perspectives de croissance économique. Nous privilégions la Chine et l’Inde. Le Brésil et la Russie sont réservés aux portefeuilles à plus long terme. Pour la partie obligataire, en dehors d’obligations en euro liées à l’inflation, nous privilégions la couronne suédoise (sécurité mais rendement faible) et le zloty polonais (qui bénéficie du dynamisme de son économie).

 

Gros risques

Si les actions de la zone euro ont offert un rendement de 11 % au premier trimestre, cette reprise a rapidement été oubliée. Le rendement sur les six premiers mois est de 4,75 %.
Fin 2011, début 2012, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté plus de 1 000 milliards d’euros dans le système bancaire, pour éloigner le risque de faillite des établissements financiers, mais les questions relatives à la dette publique ont vite resurgi. Au deuxième trimestre, les investisseurs se sont détournés des actifs risqués. Très prisé, l’obligataire allemand a vu son rendement fondre comme neige au soleil. Pour l’heure, les marchés continuent d’alterner euphorie et pessimisme. Mais plus la situation se détériore, plus grande est la perspective d’une intervention des autorités publiques et donc d’un rebond des marchés.

 

Pas de récession mondiale

Les prochains trimestres devraient être marqués par un retour des tentatives pour stimuler l’économie. La Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre devraient retourner à la planche à billets. La Banque centrale européenne devra aussi intervenir. Et parmi les pays émergents, les autorités utiliseront une partie de leurs réserves pour stimuler la croissance. Cela n’équivaut pas à une économie en pleine forme mais devrait suffire à empêcher la récession et permettre une amélioration progressive fin 2012, début 2013.

 

Quels secteurs ?

La pharmacie (+7,4 % au premier semestre) résiste bien (bilans solides, récurrence des revenus, dividendes pas menacés). C’est le cas aussi de la distribution (+10,4 %). Les télécoms (+4,6 %) progressent un peu, mais les opérateurs européens (-1,9 %) souffrent des interrogations entourant leur capacité à défendre leur dividende (concurrence, réglementation). La sanction dont souffre le secteur est exagérée. Les secteurs les plus cycliques affichent des rendements nuls, voire négatifs. Le secteur du pétrole (-3,7 %) enregistre ainsi une contre-performance, liée au recul du prix du baril, mais demeure solide.

 

Nos sélections d’actions

Nos sélections vous aident à constituer votre portefeuille en fonction de l’orientation que vous souhaitez.

 

Actions de fond de portefeuille
Reckitt-Benckiser, Sage Group, Intel, Chevron, GlaxoSmithKline et Sainsbury

 

Actions pour le dividende
National Grid, GDF Suez, BME, Zurich Insurance et Gimv

 

Actions pour les plus audacieux
Peugeot, Seaspan, Tubacex, Nyrstar, ArcelorMittal et US Ecology

 

Actions américaines
Abbott Labs, General Electric, Chevron, Intel, AT&T et Accenture

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