Analyse
Suspension temporaire de cotation : pourquoi ? il y a 5 ans - mercredi 4 juillet 2012

Le 25 juin, la cotation d’AB InBev a été suspendue. Pourquoi ? Qu’est-ce qui justifie que les autorités boursières prennent une telle mesure ?

Suspension temporaire

Le 25 juin, à 16h35, Euronext Bruxelles a suspendu temporairement la cotation d’AB InBev. L’interruption a été consentie par les autorités boursières, à la demande d’AB InBev, dans l’attente d’un communiqué de presse. A 17h20, la cotation a repris, après que le groupe avait communiqué être en pourparler avec le brasseur mexicain Grupo Modelo, concernant une éventuelle reprise, et souligné par la même occasion que rien de concret n’était encore décidé (entre-temps c’est chose faite).

 

Entre 16h35 et 17h20, l’action AB InBev était dès lors dans la même situation que pendant la période qui précède l’ouverture de la Bourse. Les ordres étaient inscrits au carnet d’ordres central et un cours d’équilibre était calculé. Dès que les autorités ont donné leur feu vert pour relancer la cotation, un certain nombre d’ordres ont été exécutés à ce cours d’équilibre, comme c’est le cas chaque jour à 9h du matin, à l’ouverture de la Bourse.

 

Pas rare

Il n’est pas rare que les autorités boursières procèdent à la suspension d’une cotation, de leur propre initiative, ou à la demande de la société. La société peut demander cette suspension, lorsqu’elle doit p.ex. annoncer un évènement susceptible d’influencer le cours. La décision de suspendre la cotation est alors un moyen de mettre les actionnaires sur pied d’égalité, chacun pouvant ainsi agir en connaissance de cause, une fois la nouvelle officialisée.
Si les autorités boursières constatent qu’une action fait l’objet de mouvements inhabituels, dus à des rumeurs, elles peuvent aussi suspendre la cotation, pour donner à la société le temps de s’expliquer.

 

Les raisons

Les raisons des rumeurs qui surgissent et peuvent donner lieu à une suspension sont diverses. Il peut s’agir de l’espoir d’une reprise ou d’une fusion, de la cession d’une filiale, d’une offre amicale ou hostile de rachat, de grosses opérations financières (augmentation ou réduction de capital...), de doutes sur la pérennité de la société ...
Parfois, la spéculation qui a donné lieu à la suspension de la cotation n’a aucun fondement réel. La société concernée a alors le loisir de le préciser par communiqué, plutôt que de regarder son action s’effondrer…

 

Sur www.fsma.be, dans la rubrique “Mises en garde et communiqués de presse”, vous trouverez la liste des suspensions récentes et les informations utiles les concernant.

 

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