Analyse
Nouvelle taxe à l’achat d’actions françaises il y a 5 ans - mercredi 1 août 2012

Une taxe supplémentaire de 0,2 % sera désormais portée en compte par l’Etat français lors de l’achat de certaines actions (109 titres sont concernés). Une mauvaise nouvelle pour l’investisseur belge actif sur le marché français.

Besoin d’argent

Les autorités de nombreux pays européeens sont à la recherche de nouvelles sources de revenus pour les caisses de l’Etat. Les transactions sur les marchés financiers sont une des pistes suivies. Chez nous, le gouvernement Di Rupo a procédé en un laps de temps assez bref à deux augmentations de la taxe de Bourse. Pour les actions, la seconde augmentation prend cours ce 1er août; la taxe est à présent de 0,25 %, à l’achat comme à la vente.

 

Chez nos voisins du sud, dès ce 1er août, une nouvelle taxe est aussi d’application lors de l’achat de certaines actions, à savoir celles qui répondent aux caractéristiques suivantes : être cotée sur le marché règlementé français, être émise par une société qui a son siège social en France et avoir une capitalisation boursière d’au moins un milliard d’euros. Au départ (en mars), les autorités françaises avaient prévu pour cette taxe un pourcentage de 1 %, mais elles ont décidé ces dernières semaines de le porter à 0,2 %.

Titres concernés

109 actions françaises sont touchées par la taxe.
Consultez la liste

On trouve parmi ces actions une série de titres que nous suivons, tels que AXA, Bouygues, BNP Paribas, France Télécom, Peugeot, Total, Vivendi ou encore GDF Suez, très présent dans les portefeuilles belges.

Les opérations boursières deviennent donc encore un peu plus chères. Sur une transaction de 2 500 EUR, le coût supplémentaire sera de 5 EUR. Pour l’investisseur à long terme, il s’agit néanmoins d’un impact limité. A noter que la taxe ne touche que les opérations d’achat et non les ventes.

 

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