Analyse
L’automobile allemande défie la crise il y a 5 ans - lundi 10 septembre 2012

Malgré la crise en Europe, les constructeurs allemands continuent d’aller de l’avant et creusent l’écart avec leurs concurrents. Leurs actions sont toutefois devenues chères.

Préférez le groupe français Peugeot, certes risqué, mais très bon marché. Cotant moins de 15 % de ses fonds propres, le cours est selon nous excessivement bas. Ce titre fait partie de notre sélection de valeurs cycliques.

 

Les clés de la réussite

Malgré des prix élevés et des voitures relativement énergivores, les constructeurs allemands continuent d’avoir le vent en poupe. Sur les sept premiers mois de l’année, les ventes de BMW ont grimpé de 8 %, celles de Volkswagen (véhicules particuliers) de 10 % et celles de Mercedes-Benz de 5 %. Non seulement les Allemands ont toujours été des pionniers sur le plan de l’ingénierie automobile, mais leur positionnement sur le haut de gamme est aussi judicieux. En outre, grâce à leur image de marque, ils écoulent facilement leurs produits sur des marchés cruciaux comme la Chine ou les Etats-Unis. Une forte internationalisation qui leur a permis de compenser un marché européen durablement faible.

La qualité se paie cher

La santé insolente de l’industrie automobile allemande s’est traduite par une augmentation significative des cours de Bourse. Depuis début 2009, un investissement dans VW, BMW et Daimler aurait rapporté (dividende compris) un rendement de respectivement 288 %, 171 % et 60 %. A l’époque nous avons sous-estimé la capacité de ces constructeurs à résister à la crise d’une part et à profiter du rebond par la suite d’autre part. Néanmoins, au niveau actuel, les cours tiennent compte des perspectives bénéficiaires. Selon nous, les incertitudes concernant le ralentissement du marché automobile chinois pèseront à l’avenir sur leurs valorisations. Dès lors, nous vendons BMW et Volkswagen, et conservons uniquement Daimler.

 

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