Analyse
Etats-Unis incontournables et plus dynamiques que le Vieux continent il y a 5 ans - lundi 29 octobre 2012

Nos conseils pour en tirer parti.

Investissez en Bourse. Moins volatil que le marché européen pour un rendement identique, le marché américain reste attractif pour peu qu'on fasse preuve de discernement (les technologiques sont chères…).Le S&P 500 devrait clôturer 2012 dans le vert. Les fluctuations qui restent possibles constitueront des opportunités pour se renforcer sur des titres de qualité.

 

Nous portons le poids des actions américaines dans notre portefeuille de base à 25 % car la baisse du billet vert rend les actifs en dollar plus intéressants et parce que l’économie américaine s’améliore.
Vous pouvez y investir de manière globale au travers du tracker iShares S&P 500 ou des sicav KBC Index United States, SSgA US Index Equity et Threadneedle American, ou via nos actions favorites ci-dessous.
Abbott Laboratories prépare l’entrée en Bourse de son activité de médicaments sur ordonnance, ce qui améliorera sa valorisation et favorisera la progression du cours.
Accenture renforce son leadership dans le conseil aux entreprises et peut défendre ses marges face aux concurrents.
General Electric tire profit de son exposition aux pays émergents et bénéficiera, ces prochaines années, de la baisse des coûts de production (gaz de schiste).
Chevron évite les zones d’extraction instables (violences, nationalisations…) au profit de zones plus sûres et aussi riches.
Intel souffre de la crise mais génère toujours d'importantes liquidités (distribuées en partie à ses actionnaires) et a une belle capacité d’innovation.

AT&T augmente ses parts de marché aux USA tout en préservant sa rentabilité et est peu endetté.

 

Retour de la confiance

Après des années difficiles (pertes d’emplois, chute des prix de l’immobilier, croissance en berne), l’économie américaine revit un peu. Sa croissance est estimée à ±2 % en 2012 et 2013.
Alors qu’en Europe, l’heure est à l’austérité et à l’assainissement, les USA laissent toujours filer leur déficit, pour soutenir l’économie. Et pendant que la BCE essaie de résoudre la crise financière et de répondre aux dysfonctionnements des marchés, la Fed se montre plus agressive : taux directeurs proches de zéro, achat chaque mois de 45 milliards de dette d’Etat, pour assurer un financement bon marché de la dette publique, acquisition de prêts hypothécaires des banques (pour injecter des liquidités dans le système, rendre l’immobilier accessible et relancer le pouvoir d’achat).

 

Précipice budgétaire

Les USA n'échapperont pas à l'assainissement et celui-ci est plus facile en période de croissance que lorsque l’économie souffre. Pour réduire la dette, il faut des économies avant la fin de l'année. C’est le "fiscal cliff" ou "précipice budgétaire" : couper dans le budget et supprimer les mesures fiscales exceptionnelles instaurées pour relancer l’économie au lendemain de l’éclatement de la bulle de la nouvelle économie. Une telle hausse de la charge fiscale, avec une baisse des dépenses, plongerait l’économie dans la récession et ferait repasser le chômage au-delà des 9 %. La réussite de ce virage sera le défi du nouveau président.

 

Obligations : éviter

Même si des économies sont trouvées, les USA émettront des obligations ces prochaines années. Vu la faiblesse du dollar, le placement pourrait sembler judicieux. Mais le marché est faussé par la Fed qui achète chaque mois des obligations du Trésor pour maintenir les taux au plus bas. Or, plus les taux sont bas, plus les obligations sont chères. En achetant des obligations d’Etat à 0,75 % à 5 ans ou 1,7 % à 10 ans, l’investisseur bénéficie au mieux d'un rendement inférieur à l’inflation. Au pire, il risque de voir la Fed se désengager de ce marché, permettant aux taux de retrouver des niveaux plus proches de la normale, d'où une chute des prix des obligations. Le rendement offert ne compensant pas le risque, pareil placement ne se justifie que pour se prémunir d’un éclatement de la zone euro, ce que nous ne prévoyions pas.

 

Enfin, les obligations d’entreprises offrent des rendements trop faibles pour que nous les conseillions.

 

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