Analyse
Hausse des Bourses cet été : le pourquoi du comment il y a 4 ans - mardi 2 octobre 2012

En l’espace de trois mois, l’Euro Stoxx 50 a gagné 20 %. Comment réagir ?

Les Bourses américaines et d’Europe occidentale ont connu une hausse quasi continue depuis juillet. En l’espace de trois mois, l’Euro Stoxx 50 a gagné 20 % et le Dow Jones a atteint son niveau le plus élevé depuis 2007. Pourquoi ? Peuvent-elles grimper encore ? Comment se positionner correctement ?

 

Pourquoi les Bourses se sont-elles si bien portées ?

La Banque Centrale Européenne est récemment intervenue sur les marchés, permettant ainsi une détente des taux d’intérêts pratiqués sur les obligations d’Etat italiennes et espagnoles. La Federal Reserve a quant à elle annoncé qu'elle relancerait la planche à billets et maintiendrait encore longtemps ses taux à des niveaux plancher. De l’argent bon marché restera donc encore disponible pour tout un temps. L’espoir que ces mesures des banques centrales permettent à l’économie mondiale de sortir de l’ornière et de mettre fin peu à peu à la crise de la dette européenne a incité pas mal d’investisseurs à se repositionner sur les Bourses. Vu que d’énormes liquidités restent pour l’heure non investies et que la faiblesse des taux n’offre guère d’alternatives, les Bourses réagissent dès qu’une partie de cette masse monétaire est réintroduite sur les marchés d’actions.

 

Les Bourses peuvent-elles grimper encore ?

A court terme, la volatilité persistera et les Bourses peuvent subir des reculs. Le poids de l’incertitude dépendra des décisions politiques que prendront les autorités européennes, des mesures d’économies que consentiront les pays en crise (Portugal, Espagne, Italie, Grèce) et du fait qu’ils demanderont ou non une aide extérieure.
A plus long terme, les Bourses ne manqueront toutefois pas de grimper. La plupart des Bourses sont actuellement bon marché (à l’exception de la Bourse belge) et les rendements sur dividende ne sont pas à négliger.

 

Que faire à présent ?

La valorisation des actions par rapport aux autres formes de placement plaide toujours en faveur des investissements boursiers. En revanche, les marchés obligataires sont très chers. Le plus grand danger d’érosion réside dans le risque d’assister à un glissement d’une classe d’actifs vers l’autre. Nous conseillons dès lors toujours de surpondérer les actions. Pour un portefeuille à 10 ans d’un niveau de risque neutre, nous conseillons par exemple 65 % d’actions.

 

Nous accordons notamment notre préférence aux actions américaines, britanniques ou chinoises (au travers de la sicav Fidelity Funds - China Focus A EUR).
Dans la zone euro, nous ne conseillons que certaines actions qui sortent du lot. Utilisez notre sélecteur pour les retrouver.

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