Analyse
L'oreal : solide mais… il y a 5 ans - mercredi 10 octobre 2012

L'Oréal bénéficie d'une structure financière solide, avantageuse en temps de crise, mais tarde à prendre les bonnes décisions stratégiques.

Action chère.
VENDEZ.

 

Le groupe français L'Oréal dégage régulièrement d'amples liquidités ; au cours des quatre dernières années, il a effacé sa dette nette. Et une vente éventuelle de sa participation dans le laboratoire français Sanofi pourrait mobiliser ±8 milliards d'euros supplémentaires. Que va-t-il faire de ce confort financier ? Au-delà de l'actuel (modeste) programme de rachats d'actions, il pourrait racheter les 30 % de ses actions détenues par Nestlé (pas avant 2014, si Nestlé veut vendre). Mais avec un cours élevé, ce ne serait pas une bonne affaire. Et le groupe ne semble pas envisager de dividende exceptionnel. Il misera davantage sur les acquisitions, avec de grandes ambitions dans les pays émergents, pour doper sa croissance. Une telle stratégie, combinée à la défense de parts de marché en Europe occidentale, risque de peser sur la marge opérationnelle (au niveau déjà élevé de 17 %, elle a stagné au premier semestre). Et si le groupe surpaie ses acquisitions (en surestimant les perspectives de croissance), le tableau s'obscurcirait encore davantage, ce qui justifie de maintenir le niveau de risque à 3. Nous tablons sur un bénéfice par action de 4,40 EUR en 2012 et de 4,60 EUR en 2013.

 

Cours au moment de l'analyse : 95,78 EUR

 

Avec une part du marché mondial de quelque 15 %, L’Oréal est le leader des cosmétiques, tant pour le marché grand public que professionnel. Il vise un renforcement rapide dans les pays émergents.

 

Partagez cet article