Analyse
Quelles actions du secteur de la grande distribution acheter aujourd’hui ? il y a 5 ans - lundi 8 octobre 2012

Crise ou pas crise, les gens doivent toujours manger et boire. Cela rend le secteur de la distribution moins sensible à la crise économique. Celui-ci est toutefois confronté à d’importants défis.

Achetez Sainsbury.
Conservez Ahold, Delhaize et Metro.
Vendez Carrefour et Colruyt.

 

La rentabilité du secteur (marge nette de 2,5 à 3 %) et les perspectives de croissance (3 à 5 % sur base annuelle) ne sont pas spectaculaires mais stables. A terme, les dividendes devraient se maintenir. Mais cela n’exclut pas les soubresauts. La chute du cours de Delhaize et Metro ne rend pas ces actions attractives : les baisses de prix pèsent sur les marges de Delhaize, le fruit des restructurations se fait attendre chez Metro. Ahold se porte mieux, mais le cours intègre déjà les bonnes nouvelles. Les cours de Carrefour et de Colruyt sont trop élevés au regard de leurs perspectives et leur rendement sur dividende est faible. Pour la troisième chaîne de supermarchés britannique Sainsbury, le chiffre d’affaires est en hausse et la marge bénéficiaire devrait rester stable.

 

Défendre le chiffre d’affaires

La distribution est épargnée par la crise, mais pas totalement insensible. En période de crise, les consommateurs privilégient les produits bon marché, ce qui peut peser sur le chiffre d’affaires, mais pas forcément sur les bénéfices (les marques maison sont souvent plus rentables). En outre, les consommateurs fréquentent davantage les discounters (Aldi, Lidl, Colruyt). Les supermarchés réputés plus chers (Delhaize…) n’ont d’autre choix que de baisser leurs prix ou de se distinguer en matière de qualité et service. Les hypermarchés (Carrefour) souffrent aussi (le consommateur postpose l’achat non food) . Il en va de même pour les semi-grossistes comme Metro, mais ceux-ci tirent leur épingle du jeu grâce aux prix plancher.

 

Des défis… et des pièges

La croissance restant difficile sur les marchés matures (Europe, USA), les distributeurs se tournent donc vers l’Asie et l’Amérique du Sud, l’Europe de l’Est. Mais cela ne se passe pas toujours comme prévu et il faut parfois abandonner. D’autres cherchent à percer dans de nouveaux produits (habillement et autres segments non food) ou dan un canal de vente (internet; en forte croissance, mais toujours pour une part minime du chiffre d’affaires).

 

Finances solides, risque faible

Les distributeurs présentent généralement un bilan sain et une bonne trésorerie, ce qui leur permet de racheter leurs propres actions. Ils sont souvent aussi propriétaires d’un patrimoine immobilier. Les pertes sont rares. Ils ne sont pas confrontés aux défauts de paiement. Les problèmes de liquidités sont donc inexistants.

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