Analyse
Alfacam : de la pure spéculation il y a 4 ans - jeudi 22 novembre 2012

Faut-il encore attendre quelque chose de cette société et se laisser prendre au jeu de la spéculation ?

Non.
Nous vous déconseillons totalement de miser sur cette action. La conserver, c’est jouer à la roulette !

 

Protéger les créanciers

Alfacam, société flamande de services liés à la télévision, a fait parler d’elle ces dernières semaines, tant sur le parquet de la Bourse qu’ailleurs. Après des années d’expansion débridée, l’entreprise s’est mise à la recherche d’investisseurs, mais sans succès ces derniers temps. Aussi, à la mi-octobre, elle n’a plus eu d’autre choix que de demander la protection des créanciers en faisant appel à la loi sur la continuité des entreprises. A la fin du mois d’octobre, le tribunal de commerce d’Anvers a consenti cette protection. Elle court jusqu’au 5 février 2013. L’objectif de la procédure est d’atteindre un accord avec les créanciers et de mettre en place un plan de restructuration (avant le 14 janvier 2013).

 

Plus que volatil

Au cours des mois qui ont précédé la demande de protection, le cours de l’action Alfacam a oscillé entre 1,25 et 1,50 EUR. Ensuite, le 16 octobre, jour de la demande de protection, les investisseurs ont eu un premier choc : la cotation a été suspendue pour une durée indéterminée. Et lorsque la cotation a été relancée le 31 octobre, l’incertitude liée à une telle situation a fait des dégâts. Le cours a chuté à 0,24 EUR. Les trois jours suivants, l’action s’est un peu reprise, mais avec des écarts de cours importants (entre 0,41 et 1,75 EUR).

 

Pas touche !

Récemment, le cours a de nouveau reperdu du terrain et dépasse à présent à peine 1 EUR. Dans l’intervalle, les négociations avec les investisseurs sont en cours. Mais il ne faut pas s’attendre à ce que ces discussions aient pour la société et son cours de Bourse des résultats spectaculaires. Et il est impossible de faire un pari sur l’avenir de la société. Pour l’actionnaire, il semble que la cause soit malheureusement entendue et résulte en une lourde perte. Car si même un investisseur accepte de se lancer dans l’aventure, il est plus que probable que la participation de l’actionnaire existant soit fortement diluée. D’autant qu’Alfacam avait déjà averti lors de sa communication trimestrielle que son chiffre d’affaires serait de 2 millions d’euros moins élevé que prévu (divers clients ont été rebutés par l’incertitude).

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