Analyse
E.ON réduit ses prévisions pour 2013 il y a 5 ans - vendredi 16 novembre 2012

De précédents investissements ont entraîné de lourdes surcapacités.

En attendant de les résorber, E.ON doit revoir ses ambitions. Malgré la forte baisse du cours, n'achetez pas.
CONSERVEZ.

 

Après l'annonce de futures fermetures de centrales nucléaires en Allemagne, E.ON a pris la voie de du renouvelable pour produire de l'électricité. Pour conserver sa place, il a consenti de gros investissements dans ses capacités de production. Mais à présent, la crise fait baisser la demande d'électricité ainsi que les subventions accordées à la technologie du renouvelable (lesquelles permettaient de maintenir un niveau correct de rentabilité). Le groupe est dès lors contraint de réduire ses perspectives pour 2013. Pour limiter ses surcapacités, il devrait céder des actifs car il lui est impossible de compenser par des hausses tarifaires (les prix de la distribution d'énergie sont réglementés). Autre facteur d'inquiétude : le niveau de sa dette reste très élevé (la totalité des fonds propres). Le groupe va dès lors réduire son dividende, à 0,50 EUR brut selon nous, contre 1,10 annoncé auparavant. Nous maintenons quant à nous notre prévision de bénéfice par action 2012 à 2 EUR mais réduisons celle pour 2013 à 1,78 EUR (contre 2,20 auparavant). Le retour du groupe à la croissance n'est selon nous possible que grâce à une tarification basée sur le coût de production, une éventualité que les gouvernements européens devront tôt ou tard envisager.

 

Cours au moment de l'analyse : 13,975 EUR

 

E.ON est un groupe allemand, numéro un mondial dans les services aux collectivités. Actif à la fois dans l'électricité et le gaz. Il a été secoué par l'annonce par l'Allemagne de précipiter l'arrêt des centrales nucléaires. Le groupe se tourne de plus en plus vers les énergies alternatives.

 

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