Analyse
Le holding Texaf résiste-t-il à ce qui se passe au Congo ? il y a 5 ans - lundi 26 novembre 2012

Après avoir survécu à tous les troubles de l’histoire de la République Démocratique du Congo Texaf était censé valoriser son patrimoine immobilier, dans le sillage du rebond économique du pays.

La nouvelle guerre civile dans laquelle sombre le pays risque de miner tous les espoirs. En temps de paix, la valeur intrinsèque du holding, basée sur des terrains peu bâtis, peut être estimée à plus du double du cours ? Mais avec l’insécurité croissante, les difficultés de financement (banques frileuses) ne vont pas s’arranger. Il est aléatoire de valoriser des actifs dans un pays en pleins troubles et la décote ne fond pas, au contraire !
VENDEZ.

Sur la période 2010-2012, la croissance en République Démocratique du Congo aura atteint en moyenne 7 % par an, tirée par l’extraction minière. Pour 2013, le FMI table sur une croissance de 8,3 %. Est-ce encore réaliste ? Outre le ralentissement mondial généralisé, la dégradation de la situation politique nous force à répondre par la négative.

Situation explosive

Il y a quelques jours, les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Goma, la capitale du Nord-Kivu, sous l'œil passif des 17 000 casques bleus incapables, faute de mandat, de s'y opposer. Forts de leur victoire, ils promettent de libérer le pays du régime du président Kabila. Les rebelles bénéficient du soutien du Rwanda, aux intérêts multiples (motifs sécuritaires à l’égard de ses ex-génocidaires exilés à la frontière congolaise et, surtout, mainmise sur les richesses minières et pétrolières).

Défavorable à l’économie

Au mieux, Kabila négocie et précipite sa chute, avec toutes les inconnues en termes d’insécurité juridique et fiscale liées à un changement de régime. Pas rassurant dans un pays déjà classé selon la Banque mondiale 178ème sur 183 pour y faire des affaires (corruption, surimposition...). Au pire, on plonge dans une réelle guerre civile, voire une nouvelle guerre impliquant des pays limitrophes… Pas de quoi attirer les investissements, soutenir l’économie et, au final, la valorisation du patrimoine immobilier, concentré à et autour de Kinshasa (158 ha).

 

Cours au moment de l’analyse : 21,60 EUR

 

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