Analyse
Lufthansa reprend son envol il y a 4 ans - lundi 5 novembre 2012

Le résultat est meilleur que prévu. Les défis restent de taille, mais le groupe semble capable de défendre sa rentabilité, grâce notamment à ses longs courriers.

Titre correctement évalué.
Conservez.


Face à un résultat trimestriel supérieur aux attentes, la compagnie confirme sa prévision de bénéfice opérationnel 2012 (±500 millions d’euros). Au troisième trimestre, le bénéfice opérationnel a gagné 6 % par rapport à un an plus tôt, ce qui est remarquable dans le contexte actuel. Car le groupe a dû composer avec le prix élevé du carburant, la concurrence des low-cost et des transporteurs du Golfe, les conflits sociaux et les taxes sur les transports aériens. Mais il est parvenu à éviter ces trous d’air, en récoltant les premiers effets positifs de son plan de réduction de coûts «SCORE». Ce plan vise à réduire les coûts de 1,5 milliard d’euros sur trois ans (c’est plus que l’objectif fixé par le concurrent Air France-KLM), mais la direction n’exclut pas un renforcement des efforts, car l’embellie constatée au deuxième et au troisième trimestre risque de ne pas se poursuivre, vu l’effritement de la demande et la détérioration du climat macro-économique.
Néanmoins, compte tenu de la bonne tenue du résultat opérationnel au troisième trimestre, nous relevons nos prévisions de bénéfice par action à 0,40 EUR pour 2012 (contre 0,10 EUR précédemment). Pour 2013, nous la maintenons à 1,00 EUR.

 

Cours au moment de l'analyse : 12,24 EUR

 

La compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa, une des plus grandes au monde, emploie plus de 100 000 salariés et réalise 74 % de son chiffre d’affaires dans le transport de personnes (plus de 90 millions de passagers en 2010). Outre l’enseigne Luthansa, elle exploite les enseignes Austrian Airlines, SWISS et Germanwings et détient des participations dans Brussels Airlines, JetBlue et SunExpress. Elle est aussi présente dans la logistique (10 % de son chiffre d’affaires), l’entretien et la réparation des avions (9 %), la restauration (6 %) et les services informatiques (1 %).


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