Analyse
Faibles performances des marchés boursiers en novembre il y a 5 ans - lundi 3 décembre 2012

Les Bourses ont poursuivi le break entamé en octobre. Sur le mois, le rendement en euro atteint à peine 1 %. Depuis début 2012, le rendement des Bourses mondiales est de 14,1 %.

Les performances les plus faibles sont à mettre à l’actif des pays émergents et des secteurs qui ont le plus déçu depuis le début de l’année : sidérurgie, services aux collectivités et pétrole.
En Europe, en récession, l’incapacité des décideurs européens à mettre sur la table un vrai plan de sortie de crise freine toujours les marchés; les mesures des créanciers de la Grèce ne permettront que de gagner du temps.
Aux USA, en légère amélioration, les négociations pour éviter le fiscal cliff semblent bien avancer.
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Tout comme les télécoms, les services aux collectivités, traditionnellement jugés défensifs, n’ont plus la cote en Europe. Outre leur chiffre d’affaires mis sous pression par les difficultés des industriels européens, l’évolution de la régulation, la concurrence croissante et la crainte de ponctions supplémentaires de la part des Etats pour combler leurs déficits budgétaires menacent leurs généreux dividendes. E.ON (-20,7 % sur le mois) vient de réduire le sien de 55 % ! Si vous désirez retirer un revenu régulier de vos placements GDF Suez (-2,3 %) et le britannique National Grid (-0,2 %) restent pourtant parmi nos conseils d’achat. Nous sommes convaincus que toutes deux sont en mesure d’assurer la stabilité de leur dividende dans les années à venir. Du côté des pétrolières, la morosité de l'économie pèse sur les prix du pétrole et ce, malgré les regains de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les résultats (fortement corrélés) ont été moins bons qu'attendu, ce qui a pesé sur les cours. Les perspectives de croissance du secteur n’en restent pas moins intactes. Sur le long terme, la croissance de la demande tirera les prix à la hausse. Achetez Repsol (+5,8 %), BP (-2,6 %) et Chevron (-4,1 %); cette dernière est notre favorite : son exposition au Brésil et ses coûts de revient parmi les plus faibles du secteur font d’elle la mieux placée pour profiter de la hausse des prix.

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