Analyse
BinckBank : investir dans un courtier ? il y a 4 ans - lundi 21 janvier 2013

En tant qu’investisseur actif, vous connaissez sans doute BinckBank et son offre intéressante de courtage en ligne.

Mais que penser d’un placement dans l’action Binckbank, cotée à Amsterdam (code ISIN : NL0000335578) ?
Nous prévoyons un bénéfice par action de 0,38 EUR en 2013 et de 0,42 EUR en 2014, un dividende de 0,35 EUR brut pour 2012 (rendement de 4,7 % brut) et une hausse de quelques centimes en 2013 et 2014.
Vu le risque faible et le bon rendement sur dividende, si vous détenez l’action, conservez-la. Mais les perspectives de croissance étant trop maigres et peu sûres, n’achetez pas.

 

Peu risqué

BinckBank fait partie du Top 5 des courtiers en ligne en Europe. Il est leader aux Pays-Bas et partage le leadership en Belgique; il occupe 16 % du marché français, il a lancé son activité en Italie en 2012 et est aussi présent en Espagne (pour les retraités néerlandais). Binck propose aux particuliers un site de transactions en ligne; aux Pays-Bas, il exploite aussi la marque Alex (épargne, gestion de fortune, fonds) et assure tout le processus de transactions de titres, ainsi que les démarches bancaires annexes, pour une centaine de professionnels. Il retire 70 % de ses revenus des commissions sur transactions et services financiers. Sa politique d’investissement est prudente, il n’a pas d’exposition directe aux pays européens en difficultés (PIIGS). Son solide capital satisfait déjà largement aux dispositions de Bâle III.

 

Trop ambitieux ?

En 2009, Binck s’est fixé pour fin 2013 l’objectif de devenir la plus grande banque en ligne d’Europe. Un but qui s’avère trop élevé, vu les conséquences de la crise (qui ont fait baisser les volumes traités en Bourse), et vu la faiblesse des taux (qui a affecté les revenus, en dépit de la hausse du nombre de clients et de comptes). Dans le même temps, les coûts n’ont pas diminué, ou ont augmenté (frais de personnel…). Aussi, bien que Binck ne soit pas confronté aux mêmes problèmes que les banques classiques (réductions de valeur des portefeuilles de crédit, placements à risque…), ces trois dernières années, son bénéfice et son dividende n’ont pas cessé de baisser. Et 2013 s’annonce aussi difficile. La concurrence augmente et tant les revenus que le nombre de transactions sont menacés par les modifications réglementaires (e.a.en matière de taxes boursières).

 

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