Analyse
Coup de projecteur sur le secteur pharmaceutique il y a 4 ans - lundi 14 janvier 2013

Difficultés et rebond des cours en 2012 mais toujours digne d’attention.

Les actions Novartis et GlaxoSmithKline figurent sur notre liste d’achats.
Novartis dispose d’un bon portefeuille de produits en développement grâce à une recherche productive.
GlaxoSmithKline profite d’une bonne présence dans les pays émergents et fait partie de notre sélection de valeurs de fond de portefeuille.

 

Bilan 2012

Avec plusieurs pertes de brevet fin 2011 (Lipitor de Pfizer, Zyprexa d’Eli Lilly) et en 2012 (notamment Singulair de Merck et Diovan de Novartis) sur des médicaments importants en termes de ventes, le secteur pharmaceutique a continué de subir la pression des génériques. Et la crise en Europe a aggravé la situation car les politiques de santé sont devenues plus contraignantes : baisses de prix imposées pour certains médicaments, limitation des remboursements et demande d’innovation plus importante. Malgré tout, le secteur a obtenu un rendement (cours + dividende en euro) de 13,3 %.

 

De bons facteurs de soutien

Les ventes de produits qui ne sont plus protégés par des brevets (= soumis au risque générique) ont atteint un pic en 2012, mais cette tendance va décroître dès 2013. De plus, les labos concentrent leurs efforts sur les besoins médicaux non satisfaits et en forte croissance comme les cancers, les maladies dégénératives et le diabète. Des besoins soutenus par le vieillissement de la population dans les pays industrialisés, et par la hausse démographique et le dynamisme des pays émergents. Sans retrouver le niveau de productivité de la recherche de la fin du 20ème siècle, les labos parviennent à étoffer leur portefeuille de produits en développement. Enfin, 39 molécules ont été approuvées aux Etats-Unis en 2012, le meilleur score depuis les années 90. N’oublions pas non plus que le secteur a fait de gros efforts ces dernières années pour réduire les coûts.

 

Solidité financière

En dépit des difficultés actuelles, la situation financière des grands labos reste confortable, avec des bilans solides et des rendements sur dividende autour de 4 % en moyenne.

 

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