Analyse
Investir dans les small caps ? il y a 4 ans - mercredi 30 janvier 2013

Les small caps ne vont-elles pas connaître une belle remontée, à présent que les petits investisseurs ont repris le chemin de la Bourse ?

Pour déterminer nos conseils, la taille de l’entreprise n’est pas un critère a priori. Si l’action d‘une entreprise cotée, petite ou non, s’avère bon marché, offre des perspectives prometteuses, et bénéficie d’une liquidité suffisante, nous conseillons d’y investir.

 

Des étincelles

On appelle small caps les actions des sociétés qui ont une capitalisation boursière limitée. Et il est exact que ces titres ont amorcé un mouvement de reprise. L’indice Russell 2000, qui reflète l’évolution de petites et moyennes entreprises américaines, a gagné 21 % en 2012, pendant que le Dow Jones, qui reflète la marche des grosses capitalisations, n’a pris que 5 %. Sur d’autres marchés (Royaume-Uni…), les petites capitalisations ont aussi signé une très belle année 2012.

 

Il faut toutefois s’entendre sur la notion de small caps. Sur le Russel 2000, la capitalisation boursière moyenne est de 1,3 milliard de dollars. A Bruxelles, même dans le Bel20, divers titres n'affichent pas une telle capitalisation (Nyrstar, Befimmo).

 

Les raisons du rattrapage des small caps sont assez simples. D’une part, ces dernières années, avec la crise mondiale, ces actions avaient été très délaissées et avaient baissé davantage que les plus grosses actions. D’autre part, avec l’amorce de la reprise, les petits investisseurs reviennent vers la Bourse. Et pour ces petites valeurs, au contraire des grandes capitalisations, la présence des petits investisseurs à un impact non négligeable sur l’évolution des marchés.

Intéressantes ?

A priori, les small caps ne doivent pas être considérée de manière séparée. Si on part du principe qu’un portefeuille doit contenir “les bonnes actions”, des small caps bon marché, prometteuses et pas trop risquées peuvent être achetées.

Pour l’investisseur particulier, les small caps constituent un risque plus élevé (cours plus volatile, liquidité moins importante). Si leur petite taille leur offre un avantage en cas de période de croissance économique, elle les rend beaucoup plus vulnérables en cas d’économie chancelante.


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