Analyse
Van De Velde : la croissance bénéficiaire sera limitée il y a 5 ans - mardi 8 janvier 2013

Les ventes 2012 progressent un peu +0,9 %), mais uniquement grâce aux acquisitions.

Sinon, elles reculent de ±2,5 %. Pour ces prochaines années, nous pensons que la rentabilité va encore s'éroder et que la croissance bénéficiaire sera nulle ou très limitée. Le cours n'en tient pas assez compte.
VENDEZ.

 

Au second semestre 2012, la hausse des ventes a été de 0,9 %, comme au premier semestre. Les ventes en gros (±80 % des ventes, plus de 95 % du bénéfice opérationnel estimé pour 2012) ont reculé au premier semestre puis à nouveau légèrement progressé au second. Mais, conformément à nos attentes, les ventes de la chaîne américaine Intimacy, en pleine restructuration, ont accéléré leur chute, e.a. suite à l'ouragan Sandy (sur l'ensemble de 2012 : -12 % en USD, -5 % en EUR). Nous maintenons nos prévisions de bénéfice par action 2012 à 2,64 EUR (hors éventuel impairment sur l'espagnol Andres Sarda). Les marges continueront de souffrir de la hausse des salaires en Chine (50 % de la production), des frais de marketing et des investissements pour développer le réseau propre multimarques (20 % des ventes), mais celui-ci est indispensable pour compenser les pertes de parts de marché parmi les petits détaillants. Les activités distribution vont prendre de plus en plus de poids. Elles nécessitent beaucoup plus de capitaux (magasins), sont plus volatiles et moins rentables… Le cours n'en tient pas assez compte.

 

Cours au moment de l'analyse : 33,80 EUR

 

Van de Velde est un créateur belge de lingerie féminine (marques Marie Jo, Marie Jo L’Aventure, Prima Donna, Prima Donna TWIST, Andres Sarda), actif essentiellement en Europe et aux USA et leader au Benelux. Son canal classique de distribution (petites boutiques) étant de plus en plus délaissé au profit des grandes chaînes et des department stores (Inno, Galerie Lafayette, Corte Inglès...), il développe son propre réseau de magasins depuis 2005, une activité beaucoup plus gourmande en capital, plus volatile et nettement moins rentable.

 

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