Analyse
Lufthansa : dividende suspendu il y a 4 ans - mercredi 27 février 2013

La suspension du dividende est selon nous temporaire.

Elle ne remet pas en cause la capacité de croissance des bénéfices ces deux prochaines années. Mais au niveau actuel du cours, le potentiel de rebond n’est pas suffisant pour acheter.
CONSERVEZ.

 

Pour la deuxième fois en quatre ans, pour son exercice 2012, le groupe allemand ne versera pas de dividende. Etonnant, alors qu'il a pour politique de distribuer 30 à 40 % du bénéfice opérationnel, le chiffre d'affaires 2012 a gagné 5 % et la marge opérationnelle 1,7 % (conformément aux attentes). Mais, vu le contexte économique difficile, il doit lutter contre la concurrence des low-cost sur les vols courte distance et des transporteurs des pays du Golfe sur les vols de longue distance. De plus, la facture énergétique n'a cessé de s'alourdir ces dernières années. Aussi, le groupe préfère conserver sa trésorerie pour financer son plan de restructuration et le renouvellement de sa flotte, tout en évitant de trop alourdir sa dette. Nous ne sommes donc pas inquiets par cette mesure tant elle est, selon nous, temporaire. La mise en œuvre du plan de réduction des coûts (de 1,5 milliards d'euros sur la période 2012-15) doit permettre de renouer avec la croissance des bénéfices (et la distribution de dividendes). Nous maintenons nos prévisions de bénéfice par action à 1,00 EUR pour 2013 et à 1,40 EUR pour 2014.

 

Cours au moment de l'analyse : 14,795 EUR

 

La compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa, une des plus grandes au monde, emploie plus de 100 000 salariés et réalise 74 % de son chiffre d’affaires dans le transport de personnes (plus de 90 millions de passagers en 2010). Outre l’enseigne Luthansa, elle exploite les enseignes Austrian Airlines, SWISS et Germanwings et détient des participations dans Brussels Airlines, JetBlue et SunExpress. Elle est aussi présente dans la logistique (10 % de son chiffre d’affaires), l’entretien et la réparation des avions (9 %), la restauration (6 %) et les services informatiques (1 %).

 

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