Analyse
Télécom : dividendes en baisse il y a 4 ans - mardi 12 février 2013

Plusieurs groupes télécoms ont récemment réduit voire totalement supprimé leur dividende. Pourquoi ?

Machines à sous grippées

Les groupes télécoms européens ont, ces dernières années, été de véritables machines à sous. Ils enregistraient des revenus récurrents relativement stables et pouvaient se permettre de payer des dividendes importants. Ils affichaient certes aussi un endettement élevé, mais cela n'était pas un problème vu l'importante génération de liquidités. Suite à la crise dans la zone euro et aux grands investissements, ce modèle a toutefois été mis en difficulté et bon nombre d'acteurs télécoms européens (Mobistar, KPN, Telefónica) ont dû revoir leur dividende à la baisse. Ils génèrent en effet trop peu de capitaux pour honorer leurs dettes et continuer à payer un joli dividende. Or, il est on ne peut plus évident que le remboursement (et la réduction) des dettes est plus important pour l'avenir d'une société que le versement d'un dividende élevé.

La fin d'une époque

La baisse des cours à la suite de l'annonce de l'abaissement des dividendes est logique dans la mesure où la plupart des investisseurs achetaient précisément ces actions pour leur rendement sur dividende intéressant et surtout relativement stable. Un rendement qui était non seulement élevé mais représentait par ailleurs la majeure partie du rendement total.

Ce n'est pas parce qu'une société verse aujourd'hui un joli dividende qu'elle sera toujours en mesure de le faire à l'avenir et beaucoup d'investisseurs l'ont bien compris. En conclusion, demandez-vous toujours, en tant qu'investisseur, si l'entreprise sera en mesure de maintenir sa politique de dividende. La société doit disposer d'un bilan solide et les développements sous-jacents au sein de la société doivent être forts. Plusieurs sociétés télécoms ne répondent pas à ces deux derniers critères.

 

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