Analyse
Van De Velde : merci, PrimaDonna il y a 5 ans - mardi 26 février 2013

Comme prévu, l'érosion de la rentabilité continue, et s'accélère même, suite à quelques difficultés ponctuelles.

Ces prochaines années, la hausse du bénéfice sera (au mieux !) très limitée.
Le cours n'en tient pas suffisamment compte.
VENDEZ.

 

Si le chiffre d'affaires 2012 était sans surprise (+1,1 %), la rentabilité recule plus que nos attentes (pessimistes). En cause, des éléments conjoncturels : léger recul des ventes en gros (plus rentables) et coût plus élevé des usines chinoises (hausse des salaires). Et des éléments propres au groupe : la filiale Andres Sarda, acquise en 2008, n'a jamais répondu aux attentes (une lourde réduction de valeur a été actée), la chaîne américaine Intimacy va mal (en restructuration, ventes des deux premiers mois de l'année en recul de ±8 % en dollar), la marque Marie Jo manque de renouvellement (équipe créative remaniée mais résultat visible d'ici 18 mois seulement). C'est dès lors la marque PrimaDonna (grandes tailles) qui sauve les meubles. Cette année, la marge bénéficiaire souffrira encore d'éléments maintes fois soulignés (développement du réseau propre multimarques, hausse des coûts de productions…) mais subira en plus le coût marketing de la relance d'Andres Sarda et d'Intimacy. Après un bénéfice par action 2012 de 5 % inférieur à nos attentes (2,51 EUR, hors réduction de valeur), le bénéfice 2013 risque de se limiter à 2,46 EUR, celui de 2014, au mieux, à 2,60 EUR.

 

Cours au moment de l'analyse : 35,35 EUR

 

Van de Velde est un créateur belge de lingerie féminine (marques Marie Jo, Marie Jo L’Aventure, Prima Donna, Prima Donna TWIST, Andres Sarda), actif essentiellement en Europe et aux USA et leader au Benelux. Son canal classique de distribution (petites boutiques) étant de plus en plus délaissé au profit des grandes chaînes et des department stores (Inno, Galerie Lafayette, Corte Inglès...), il développe son propre réseau de magasins depuis 2005, une activité qui génère déjà 20 % des ventes, mais est beaucoup plus gourmande en capital, plus volatile et nettement moins rentable.

 

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