Analyse
Alstom : toujours en panne il y a 4 ans - vendredi 22 mars 2013

Malgré un contexte encore peu favorable, le groupe français parvient à maintenir son niveau d'activité.

Mais il reste à la traîne vis-à-vis de ses concurrents. L'action reste trop chère et une baisse du cours est à prévoir.
VENDEZ.

 

Alstom devra batailler pour retrouver sa place d'antan. Sur ses segments (transport, énergie, renouvelables…), la concurrence est rude et le groupe n'est pas épargné par la crise. Encore échaudé par sa quasi-faillite en 2003, Alstom se veut prudent (sa dette est une des plus faibles du secteur), mais il a mis tard le cap sur les émergents. Pendant ce temps, Siemens, General Electric ou encore ABB ont avancé leurs pions dans de grands projets (modernisation, chemin de fer, centrales électriques…). S'il reste une place à prendre, le groupe doit affronter la concurrence des « locaux », d'où une pression sur les marges. Elles stagnent autour des 7 %. Un niveau tolérable, mais toujours inférieur à celui de ses concurrents. Le segment Transport a permis de maintenir le cap (activité assurée pour les deux prochaines années), mais à plus long terme, Alstom n'a pas de plan d'action. L'activité Grid (économies d'énergie, ingénierie dans les réseaux électriques) rachetée en 2010 est moins concurrentielle et plus prometteuse, mais ne paraît pas être la priorité. Nous maintenons nos prévisions bénéficiaires inchangées à 2,68 EUR pour 2013/14 et à 2,76 EUR pour 2014/15.

 

Cours au moment de l'analyse : 33,465 EUR

 

Alstom est un groupe industriel français, actif dans les équipements pour l’énergie (centrales, turbines, alternateurs), les services aux sociétés d’électricité et la dépollution, et d’autre part dans les transports (construction de trams, trains, TGV...).

 

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