Analyse
Bilan boursier de février globalement positif il y a 4 ans - lundi 4 mars 2013

Mais de nettes différences entre Europe et USA.

En dehors des marchés britanniques et émergents (Chine et Inde en tête), les Etats-Unis restent parmi nos destinations favorites pour un investissement en actions. Consultez notre stratégie.

Le danger lié aux coupes automatiques dans les dépenses publiques depuis ce 1er mars n’y change rien.
Dans le pire des cas, faute d’accord, la croissance américaine 2013 serait réduite de 0,5 % (à 1,7 %), alors que l’Europe restera en récession. Investissez-y via le tracker
iShares S&P 500 (CAP).

 

Face au manque d’alternatives (nouvelles salves de baisses de taux sur les comptes d’épargne, taux obligataires au plus bas et intenables à terme,…), les valorisations des Bourses restent en moyenne intéressantes. La multiplication récente des opérations de fusions et acquisitions (rachat de Heinz, NBC Universel, Virgin Media,…) laisse penser que les entreprises en sont elles-mêmes convaincues, alors que les résultats du dernier trimestre 2012 ont été globalement rassurants, avec parfois de belles hausses de dividende à la clé (AB InBev, Ageas, Kinepolis, Sioen, KBC…).

Sur le mois, la quasi-totalité des secteurs ont affiché des bilans positifs, mais si on se concentre sur le seul niveau européen, bon nombre n’y sont pas arrivés. Outre le secteur télécom européen (-2,8 %) qui, en panne de croissance, réduit drastiquement ses dividendes (Mobistar : -10,4 %), le secteur financier européen (+0,1 %), toujours fort exposé à la dette souveraine des pays du Sud, reste fragile. En Italie, Intesa SanPaolo (-17,2 %) et UniCredit (-18,2 %) ont plongé. Les plus téméraires peuvent acheter ces deux actions très risquées, mais bon marché. En outre, les répliques du séisme financier de 2008 se poursuivent, comme en témoignent les énormes pertes actées par Deutsche Bank 
(-7,1 %) ou la nationalisation forcée du hollandais SNS Reaal (stable). Face aux perspectives économiques peu réjouissantes, le très cyclique secteur de la sidérurgie et des non-ferreux, aussi plombé par des rumeurs de difficultés d’un fonds spéculatif lié aux matières premières, a lâché 2,8 % en Europe.

L’économie américaine, soutenue par le regain de santé de son marché immobilier et l’amélioration sur le front de l’emploi, reste globalement en bien meilleure forme. Et ce ne sont pas les hésitations de la Réserve fédérale qui nous feront changer d’avis. Nous ne doutons pas qu’une stratégie de sortie de crise sera mise en place avec tact pour éviter tout retour à la récession.

 

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