Analyse
Euronav : la crise est loin d'être terminée il y a 5 ans - mercredi 17 avril 2013

Les tarifs pour le transport de pétrole restent totalement dépréciés.

Même si Euronav limite les dégâts, le 1er trimestre s'est logiquement terminé dans le rouge et il en ira encore ainsi pour le reste de l'année et en 2014. Le cours en tient toutefois suffisamment compte.
CONSERVEZ.

 

Le problème dans le transport maritime de pétrole reste invariablement le même : la surabondance de l'offre. Les navires commandés jusqu'en 2010 continuent en effet à affluer sur le marché alors que l'envoi à la casse des bateaux plus anciens traîne. A tel point que la flotte mondiale devrait encore voir sa capacité augmenter de 5 ou 6 % cette année. Résultat, alors que l'économie mondiale qui tourne au ralenti pèse sur la quantité de pétrole consommée, les tarifs restent cloués à des planchers intenables qui, souvent, ne couvrent même pas les frais de fonctionnement ! Si Euronav est à nouveau parvenu à obtenir des tarifs largement supérieurs à nos attentes et aux niveaux observés sur le marché, ceux-ci sont aussi restés insuffisants de 35 %, pour ses plus grands bateaux, pour espérer le moindre bénéfice. Au final, le 1er trimestre s'est donc soldé par une perte de 0,16 EUR par action, et le 2e s'annonce pire selon nous. Notons enfin que les prix des plus gros bateaux neufs et d'occasion ont encore baissé de 2 à 3 % depuis le début de l'année, mais que le cours d'Euronav tient déjà compte d'une dépréciation supplémentaire de ± 5 %.

 

Cours au moment de l'analyse : 3,24 EUR

 

Euronav est un transporteur maritime belge de pétrole brut et de produits pétroliers. Il figure parmi les plus gros acteurs indépendants (non affilié aux compagnies pétrolières) au monde.

 

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