Analyse
Lotus Bakeries à la recherche de relais de croissance il y a 4 ans - vendredi 5 avril 2013

Lors de notre récent sondage quant aux actions qui vous intéressent, parmi les valeurs belges, vous avez choisi Lotus Bakeries.

Le résultat 2012 de Lotus est solide mais sans croissance (hors éléments non récurrents). Deux récentes acquisitions feront grimper le chiffre d’affaires de 14 % et stimuleront le bénéfice 2013. Mais, même avec des perspectives optimistes (bénéfice par action 2013 de ±40 EUR, puis hausse annuelle du chiffre d’affaires de 5 % et marges stables), l’action est très chère et le rendement sur dividende trop peu élevé (1,1 % net).
A moins de miser sur une percée fulgurante dans les pays émergents (peu probable), VENDEZ.
Alternative pour miser sur le secteur : la sicav
KBC Equity Fund Food & Personal Products.

 

Stratégie gagnante

Le belge Lotus Bakeries produit les gaufres, spéculoos, pains d’épices, etc. des marques Lotus et Peijnenburg. Il réalise deux tiers de son chiffre d’affaires en Belgique et aux Pays-Bas. En 2008, il s’est offert l’accès au marché des USA et de la Scandinavie, en rachetant la firme suédoise Annas. Ces dernières années, il a délaissé les marques de distributeurs (et leurs impitoyables négociations sur les prix) pour se consacrer à ses marques propres (plus rentables) et stimuler la demande, avec des nouveautés et des efforts de marketing. Et avec succès. Ces 5 dernières années, le chiffre d’affaires a grimpé en moyenne de 5,1 % par an et la part de marché s’est élargie. Le groupe a pu répercuter sur ses prix de vente la hausse des prix des matières premières, tout en dégageant des marges à peine moins importantes que celles des grosses multinationales du secteur.

 

Croissance durable ?

Vu que les géants du secteur sont contraints par la crise à réduire leurs prix de vente, nous voyons mal comment Lotus pourrait encore relever ses marges (qui sont plutôt stables depuis 2008). Le seul moyen de faire croître le bénéfice est d’augmenter le chiffre d’affaires. Mais la part de marché du groupe dans ses deux principales zones est déjà telle qu’il faut chercher la croissance ailleurs, ou par des acquisitions. Ainsi, Lotus a ouvert en 2012 une agence de vente au Chili et met en place une joint-venture en Chine (lesquelles assurent ensemble un peu moins de 2 % du chiffre d’affaires); il a aussi acquis la marque de biscuits Dinosaure et la Biscuiterie Willems.

 

Cours au moment de l’analyse : 678,09 EUR

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