Analyse
Les valeurs défensives ont la cote il y a 4 ans - mercredi 22 mai 2013

Compte tenu de la faiblesse des intérêts offerts par les comptes d’épargne, les bons d’Etat et les obligations, la Bourse fait de nouveau recette, surtout en dehors de la zone euro, où les perspectives sont meilleures et les Bourses plus attractives d’un point de vue rendement potentiel / risque.

En l’absence de signe clair d’amélioration, nous misons toujours sur les valeurs défensives : la pharmacie, les télécoms, l’alimentation, les services aux collectivités. Des secteurs bien représentés dans nos conseils (voyez notre sélecteur d’actions). 
Certaines valeurs cycliques décotées méritent néanmoins aussi d’être achetées. Nos favorites sont les américaines
Seaspan, US Ecology et Schnitzer Steel, et la belge Nyrstar.

 

L’indice américain S&P 500 (+19 % depuis début 2013) est ainsi à sommet historique. Relativement moins intéressantes, les Bourses européennes restent boudées (+6,8 % pour l’EURO STOXX 50 depuis début 2013, mais encore 38 % sous ses sommets de 2007). Même si la volatilité des marchés s’est fort réduite ces derniers mois – signe d’un meilleur sentiment des investisseurs –, ceux-ci restent plus frileux et moins enclins à prendre des risques en Europe. Ils boudent les valeurs cycliques, très dépendantes de l’état de santé de l’économie, comme les matières premières et l’automobile. Ils privilégient ainsi les défensives (revenus récurrents, dividendes élevés, risque plus faible que la moyenne), comme la pharmacie et la santé (+22 % depuis début 2013), l’alimentation et les boissons (+14 %) et les télécoms (+14 %). Et, selon le groupe d’information financière Markit, entre le 1er et le 10 mai, 6,5 millions de dollars ont été investis dans des fonds d’actions européennes défensives, contre une sortie de fonds de 20 millions dans les fonds cycliques. Comment donner tort aux investisseurs ? Les perspectives continuent d’être révisées à la baisse un peu partout en Europe et il ressort des récents résultats que ce sont toujours les réductions de coûts qui soutiennent les résultats. Les ventes sont en revanche décevantes, avec une demande moins forte qu’espéré.

 

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