Analyse
Guide des bons choix sur la Bourse belge il y a 4 ans - lundi 10 juin 2013

Sur les 12 derniers mois, l’investisseur sur la Bourse belge a vu ses avoirs fructifier de 25 % (contre 18 % pour les Bourses mondiales). Cela fait plusieurs années que nous trouvons les valorisations de la Bourse belge assez élevées.

Au niveau du rendement sur dividendes, la Bourse de Bruxelles ne détonne pas de ses consœurs européennes (2,4 % net prévus en moyenne pour 2013).
Mais sous l’angle des
rapports cours/bénéfices, rapports cours/cash-flow, rapports cours/valeur comptable…, la valorisation tourne à son désavantage.
Nous n’intégrons les actions belges que dans le
portefeuille dynamique à 20 ans à titre de diversification.
Privilégiez la sicav
C+F Belgian Growth.

 

Achetez

Pour le dividende
Delta Lloyd
Le rendement du dividende attendu atteint 6,9 % brut (évitez le précompte néerlandais en optant pour un dividende en actions). Aura les moyens de l’augmenter au rythme de 3 % par an, conformément à ses objectifs.

 

GDF-Suez
Les marges sont sous pression, mais la dette ayant été réduite, le prochain dividende égalera celui de 2012 (rendement attendu de 9,7 % brut). Pour la suite, nous le voyons reculer d’1/3, mais cela se soldera par un rendement d’encore 6,5 % brut.

 

Gimv
Beau parcours boursier, bonne diversification et revenus récurrents via la gestion de fonds d’investissement. Sa décote réduite est largement compensée par un très généreux dividende qu’il a largement les moyens de maintenir (rendement net attendu 4,7 % net).

 

Parmi les actions cycliques
Atenor
Track-record impressionnant du management. Les deux projets en Europe de l’Est semblent enfin se débloquer (premiers baux signés). 2013 est une année clé pour la valorisation du portefeuille. Gros bénéfices attendus à l’horizon 2014-2015.

 

Nyrstar
La faiblesse de prix du zinc ne sera que temporaire. La stratégie de développement dans les mines permettra de profiter de la pénurie d’offre de zinc qui s’annonce d’ici deux ou trois ans. Contrat terminé avec Glencore à de très bonnes conditions.

 

Pour leur avantage compétitif
EVS
Gagne des parts de marché. Le démarchage des clients selon leurs activités depuis quatre mois (Sport, Entertainment, News & Media) se reflète déjà dans les commandes. Le recul des ventes en 2013 (pas de grands rendez-vous sportifs) pourrait être très limité.

 

Exmar
Pas de surcapacité dans le transport maritime de gaz. Les opportunités commerciales se multiplient, dans le sillage de l’exploitation du gaz de schiste américain. Vaut plus de 10 EUR au vu de la valeur de sa flotte.

 

Melexis
Surfe sur l’électronification croissante des véhicules automobiles. Peu sensible au marasme européen. Positionné sur les produits liés à la sécurité et l’efficience énergétique, sa croissance devrait être supérieure à celle de son marché (+9,5 % par an).

 

Sioen
Demande mondiale de textile technique en hausse, forte intégration, large gamme de produits, fort en R&D. Importantes possibilités de développement hors Europe (89 % des ventes). Rachète massivement ses propres actions depuis l’automne 2012.

 

Pour leur turnaround
Delhaize
Trois chaînes américaines peu rentables viennent d’être cédées aux USA et le repositionnement fructueux de Food Lion (3/4 des ventes aux USA) devrait être achevé fin 2013. Le cours n’intègre pas encore tout le potentiel d’amélioration de la rentabilité américaine. Régulièrement l’objet de rumeurs d’OPA par le passé, Delhaize pourrait à nouveau voir ses résultats futurs attiser les convoitises.

 

Agfa-Gevaert
Les restructurations menées sont loin d’être terminées, mais elles ont déjà permis au groupe de survivre à la crise. La baisse des prix de l’argent devrait commencer à impacter positivement les marges dans les mois à venir. 2013 terminera dans le vert.

 

Deceuninck
La conjoncture met les ventes sous pression. Mais les surcapacités dans l’industrie du PVC plaident pour une baisse des coûts. La rentabilité devrait être préservée. Le cours reste de 35 % inférieur à la valeur comptable.

 

Vendez

Colruyt (trop cher, surtout au vu de sa croissance bénéficiaire difficile à soutenir).
Mobistar (paiera son isolement dans la mobilophonie).
Telenet (la volonté du principal actionnaire de l'enfoncer dans les dettes et d'en soustraire un maximum doit vous faire fuir).
AB InBev (le brasseur, prisé pour son caractère défensif, a bien profité du deal Grupo Modelo et de l’amélioration de la conjoncture américaine, mais le moteur bénéficiaire coince sur le continent américain et nous croyons peu dans sa stratégie axée sur les bières premium).
D’Ieteren (outre les incertitudes liées à des investissements dans un éventuel futur troisième pilier d’activités, la pression sur les marges dans le vitrage automobile est de plus en plus structurelle).
Solvay (après le rebond lié à l’intégration plus rapide que prévu de Rhodia et des bons résultats 2012, le chimiste n’échappe pas à la crise).
UCB (intègre toujours des perspectives trop optimistes pour ses relais de croissance).
ThromboGenics (la communication sur les ventes du Jetrea sera déterminante; en attendant, les tests pour l’extension à d’autres pathologies sont peu probants; nous restons méfiants à l’égard des biotechs, trop risquées).

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