Analyse
Investir dans les services aux collectivités ? il y a 4 ans - jeudi 13 juin 2013

Quelles chances de croissance et de dividendes offrent les distributeurs d’eau et d’énergie ?

Pour cette année et l’an prochain, nos prévisions de croissance pour ce secteur sont limitées. Mais vu l’espoir de dividendes toujours corrects, vous pouvez profiter de la sanction boursière exagérée dont souffre le secteur.

 

Achetez :
GDF Suez, qui mise sur les pays émergents et fait partie de nos titres favoris pour le dividende.
National Grid, victime de prises de bénéfices malgré un bon exercice 2012/13 (et aussi parmi nos favoris pour le dividende).
Veolia Environnement, qui multiplie les baisses des coûts et les cessions d’actifs pour défendre ses marges.
EDP, qui profite de ses investissements dans le renouvelable.
Enel, dont le plan de croissance 2013-2017 est prometteur.

 

Pour éviter le risque des actions individuelles, vous pouvez opter pour un tracker (sans dividende):

EasyETF Europe 600 Utilities
SPDR Europe Utilities

 

Crise

Depuis 2008/09, les chiffres d’affaires et les marges bénéficiaires des sociétés européennes de services aux collectivités souffrent de la chute de l’activité industrielle, d’où provient la majorité de leurs revenus. Ils sont aussi affectés par la sévérité réglementaire et fiscale accrue (directive européenne sur l’efficacité énergétique, taxe nucléaire en Belgique et en Espagne, fermeture de centrales imposées en Allemagne). Enfin, ils souffrent de la baisse des prix de vente du gaz, due entre autres à l’exportation croissante du charbon américain vers l’Europe.

 

Les investissements consentis précédemment par les groupes risquent donc d’être moins rentables qu’escompté. Pour leurs actions, cela se traduit par un rendement d’à peine 1,9 % contre 22,2 % pour la moyenne des actions européennes depuis janvier 2012 (évolution du cours + dividendes perçus, pour l’investisseur en euro). La sanction est trop sévère

Dividendes ?

Le dividende de ces groupes, réputé généreux, le restera-t-il ? Le poids de la dette, la baisse de la rentabilité et la modernisation des réseaux ne laissent-ils pas craindre une modération de la distribution ? Sans doute, mais les groupes prennent le taureau par les cornes : restructurations (E.ON), cessions d’actifs (Veolia Environnement), investissements dans les zones plus dynamiques et les services moins concurrencés (GDF Suez). Sans nouvelle dégradation de l’économie, ces mesures permettront à la plupart de défendre leur dividende.

 

 

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