Analyse
20 actions européennes à l’achat il y a 4 ans - lundi 8 juillet 2013

Après des semaines de hausse, les Bourses, plus volatiles, ont récemment perdu quelques plumes. Des reculs qui ne doivent pas vous détourner des actions.

Economie en crise

La zone euro peinera à sortir de la récession. En 2012, son PIB a reculé de 0,6 %. Et 2013 risque de se terminer sur un résultat identique. Les pays du Sud piétinent dans la récession. Plus au Nord, vu l’austérité, certains pays souffrent aussi (Pays-Bas, France et Finlande). On peut donc se demander si la politique d’austérité n’est pas allée trop loin et si la BCE ne devrait pas intervenir davantage pour relancer l’économie. Certes, avec le taux de chômage record, il est question de stimuli. Mais tout programme crédible fait défaut. Même 2014 devrait se solder par une croissance de moins de 1 %.
En dehors de la zone euro, les perspectives sont un peu meilleures : le Royaume-Uni, dont les déficits sont toujours très élevés, devrait parvenir à croître un peu en 2013 (+0,6 %). Il en va de même pour la Suède et la Suisse, deux économies parmi les plus compétitives au monde, qui devraient dégager en 2013 une croissance d’environ 1 %.

 

Quelles Bourses ?

Les Bourses de la zone euro sont en majorité chères. Car la croissance prévue y est faible et les entreprises y sont peu généreuses en dividende. Le rendement que peut attendre un investisseur d’un placement européen est insuffisant pour compenser le risque.
Notre portefeuille de base ne contient pas d’actions de la zone euro mais fait de la place à la Suède (économie solide, compétitive, basée sur l’innovation, devise sous-évaluée face à l’euro), à la Suisse (Bourse sous-évaluée, moins risquée que celle des autres pays de l’Europe, et abritant des poids lourds au profil très international) et au Royaume-Uni (sociétés généreuses en dividendes, Bourse moins volatile et moins risquée).

 

Quelles actions ?

Même sur les marchés européens non repris dans notre portefeuille de base, des opportunités existent. Voici les titres que nous privilégions (des entreprises à forte implantation internationale, moins dépendantes de la crise européenne).
Aegon : réalise 70 % de son activité aux USA et tire parti de sa réorientation vers les produits générant des commissions (donc moins dépendants des taux d’intérêt).
ArcelorMittal : le cours a perdu 35 % depuis janvier, une pénalisation exagérée compte tenu du potentiel de rebond, lequel est assuré par la baisse des coûts et de la dette.
Axa : profite de sa stratégie alliant sélectivité des contrats et hausse des tarifs. Les pays émergents restent sa priorité dans son développement.
Bouygues : financièrement solide, même s’il aurait intérêt à se recentrer sur ses activités liées à la construction.
GDF Suez : vise un développement international (Turquie, Australie…) et garde sa dette sous contrôle; le titre est intéressant pour le dividende.
Orange (ex France Télécom) : surexposé à la France, mais exagérément pénalisé, compte tenu des réductions de coûts; dividende attrayant.
Veolia Environnement : pour maintenir ses marges, le groupe délaisse ses métiers traditionnels (eau, collecte des déchets) au profit d’activités à plus forte valeur ajoutée (p. ex. le retraitement de déchets toxiques, peu concurrencé et à fort potentiel).
Novartis : devrait tirer parti de la qualité de son portefeuille de médicaments innovants et prévoit de déposer 20 demandes d’homologation dans les deux prochaines années.
Zurich Insurance : croît progressivement sur ses marchés les plus dynamiques, confirme sa solidité et sa capacité à distribuer un dividende élevé et durable.
BP : trop sanctionné après la marée noire et les procès en cours.
GlaxoSmithKline : se renforce dans les pays émergents et se recentre sur ses produits les plus rentables et/ou à fort potentiel de croissance.
National Grid : forte implantation au Royaume-Uni et revalorisation régulière des prix de ventes; dividende élevé.
Rio Tinto : le cours tient en grande partie compte de la chute du cours des matières premières et du ralentissement de la consommation mondiale.
Sage : résiste à la crise en Europe grâce à la fidélité de sa clientèle; se renforce dans les pays à forte croissance (au Brésil en octobre 2012).
Sainsbury : ravit des parts de marché à ses concurrents britanniques, grâce à ses magasins de proximité et ses ventes par internet.
Vodafone : veut acquérir Kabel Deutschland pour renforcer son offre haut débit en Europe.
Oriflame : accroît sa compétitivité en Russie (nouveau centre de distribution, pour réduire le coût logistique); à plus long terme, il profitera du potentiel asiatique (Chine, Inde, Indonésie).
EDP : profite de ses investissements dans le renouvelable.
Enel : bénéficiera des retombées de son plan de croissance 2013-2017.
Bolsas y Mercados Españoles : dividende alléchant grâce à la régularité des liquidités générées; cible potentielle pour un rachat.

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