Analyse
Euronav : pas de bénéfice avant 2015 il y a 5 ans - mercredi 17 juillet 2013

Comme prévu, la perte du deuxième trimestre est plus lourde que celle du premier.

Les tarifs de transport de pétrole restent dépréciés. Le récent rebond sera temporaire. Nous n'espérons pas de retour au bénéfice avant 2015. Mais le cours en tient compte.
CONSERVEZ.

 

Au deuxième trimestre, les tarifs d'affrètement des gros transporteurs de pétrole ont un peu progressé, mais en restant de 60 à 70 % inférieur au niveau de rentabilité. Une fois de plus, Euronav a obtenu des tarifs supérieurs à la moyenne, mais pas aussi avantageux qu'au premier trimestre. Sa perte s'est donc creusée (0,16 EUR par action au premier trimestre, 0,47 EUR au deuxième). Certes, ces dernières semaines, ces tarifs ont bien grimpé. C'est suite surtout au rebond de la demande des raffineries (e.a chinoises, après des arrêts pour maintenance). C'est dû aussi, dns une moindre mesure, à l'instabilité en Egypte. Cela permet d'envisager un troisième trimestre plus solide, mais tout en restant insuffisant. Depuis janvier, les tarifs moyens sont au plus bas depuis 1997. Et les surcapacités subsistent. Car si le rythme des livraisons des nouveaux gros tankers ralentit (62 livraisons en 2011, 49 en 2012, 17 depuis début 2013), la flotte continue de s'accroître (+2,7 % depuis janvier, +5 % attendu sur 2013), alors que la demande de pétrole devrait gagner moins d'1 % cette année. Il faudra attendre 2015 pour que l'essentiel des bateaux commandés soient livrés. En attendant, nous tablons sur une perte par action de 1 EUR en 2013 et de 0,20 EUR en 2014.

 

Cours au moment de l'analyse : 3,74 EUR

 

Euronav est un transporteur maritime belge de pétrole brut et de produits pétroliers. Il figure parmi les plus gros acteurs indépendants (non affilié aux compagnies pétrolières) au monde.

 

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