Analyse
Les Bourses en juin il y a 4 ans - lundi 1 juillet 2013

Même si le changement de ton de la Fed était attendu, et même souhaité, les Bourses mondiales ont dévissé de près de 4 % en juin (et d’un peu plus de 5 % en Europe).

Occident

Une hausse trop rapide des taux européens risquerait de peser sur le crédit. Vu l’état de son économie, l’Europe a besoin de taux faibles, sous peine d’hypothéquer tout redressement. Globalement, évitez toujours les actions européennes. Privilégiez les actions américaines (croissance attendue de près de 2 %, valorisation moindre et dollar sous-évalué de ±10 % face à l’euro sont autant d’arguments pour y investir). 

 

Chine

Ce sont les actifs les plus cycliques qui ont le plus reculé en juin. Les marchés émergents ont fort souffert (-6,5 % en moyenne). Profitez-en pour investir en Chine, dont la place se justifie dans tous nos portefeuilles

La crise de liquidités survenue pendant quelques jours à peine sur le marché interbancaire ne nous inquiète pas. Il s’agit d’un coup de force maîtrisé de la banque centrale (inquiète des bulles sur certains actifs) qui entend inciter les petites banques et autres véhicules spéciaux à restreindre l’octroi de crédits. Sur base d’une hypothèse de croissance de 5,5 % max. à l’horizon 2015, la Chine reste intéressante. Investissez-y via les sicav Fidelity China Focus A EUR et GAM Star China Equity USD.

 

Inde et Brésil

Se justifient si vous avez un profil plus dynamique. L’Inde offre l’avantage d’être moins dépendante de l’Occident que les autres pays émergents, mais sa Bourse n’est pas bon marché et souffre d’une politique monétaire restrictive qui tente de juguler l’inflation. Le potentiel est à considérer dans une optique de long terme. Il en va de même pour le Brésil. Après un recul de plus de 20 % en deux ans, le real est aujourd’hui correctement évalué. Le pays peine à relancer sa croissance, à cause notamment d’une inflation mal maîtrisée qui pèse sur la demande intérieure, mais a de beaux atouts (finances publiques relativement saines, taux de chômage à 5,8 % seulement, importantes réserves de matières premières,…).

 

Matières premières et or

Ont aussi mal encaissé le choc. La perspective d’une réduction des rachats d’actifs américains – qui estompe les craintes d’inflation et renforce le dollar face à l’euro – a pesé sur le métal précieux en juin (-13 %). Consacrez toujours une petite part (5 %) de votre portefeuille à l’or. Si le risque ne vous effraie pas, les très volatiles mines d’or constituent une alternative.

 

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