Analyse
Rosier : une fin sans gloire ? il y a 4 ans - mercredi 17 juillet 2013

La multinationale Borealis a lancé une offre de retrait sur Rosier, producteur wallon de fertilisants minéraux, au prix de 203,38 EUR par action.

Le prix est très décevant. La fin de la carrière boursière de Rosier n’est peut-être pas pour bientôt. Ne participez pas tout de suite.

 

Vente subite

Depuis des années, la société Rosier est cotée sur Euronext Bruxelles et détenue à 56,86 % par le géant pétrolier français Total. Le 6 février dernier, Total a subitement annoncé avoir reçu une offre du grand groupe chimique Borealis. Le 1er juillet, le sort en était jeté. Total a indiqué avoir accepté l’offre et avoir vendu sa participation de 56,86 % au prix de 200 EUR (192 EUR + 8 EUR de dividende) par action, soit un prix inférieur à celui de 211,38 EUR annoncé en février. Après cette acquisition, Borealis se voit cependant obligé de lancer une offre d’achat sur les actions restantes, au prix précédemment fixé de 211,38 EUR (203,38 EUR + dividende de 8 EUR).

 

Faible prix

L’offre doit encore officiellement démarrer, mais le prix est très décevant. Ces dernières années, le cours de Rosier a en effet régulièrement été supérieur au prix offert. Mais il est vrai que pour la société wallonne, 2012 n’a pas été une année facile. Le bénéfice a diminué de moitié et les volumes de ventes ont reculé. C’est d’ailleurs le secteur tout entier qui a souffert. Le timing de l’offre tombe donc très mal.
La question est de savoir combien d’actionnaires seront convaincus. Vu le prix peu alléchant, la fin de la carrière boursière de Rosier n’est peut-être pas pour bientôt… La multinationale ne peut en effet lancer une offre de retrait que si elle détient 95 % des actions.

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