Analyse
Finie, la crise en Europe ? il y a 4 ans - vendredi 23 août 2013

Alors que beaucoup s’attendaient à un été agité sur les marchés, la saison s’est révélée faste et très porteuse pour les places européennes.

Gardez-vous cependant de tout excès d’optimisme !
Nous ne contestons pas l’amorce d’une reprise, mais les marchés y ont répondu de manière exagérée. L’heure n’est pas venue de se repositionner sur la zone euro. La majorité des Bourses y sont chères. Notre
portefeuille de base exclut toujours tout placement en actions de la zone euro. Hormis quelques opportunités, nous préférons toujours. les valeurs américaines et britanniques, soit au travers de sicav, soit d’actions individuelles

 

Du 1er juillet au 19 août, le Bel 20 a gagné 11 %, le CAC 40 a grimpé de 9,5 % et l’Euro Stoxx 50 de 9 %. Plusieurs facteurs ont soutenu cette embellie boursière.
Tout d’abord, les investisseurs ont été rassurés par les discours des banques centrales, qui restaient alors (poursuite de leur politique monétaire accommodante…mais pour combien de temps encore ?).
Ensuite, plusieurs indicateurs macro-économiques (comme la production industrielle) ont signalé une sortie de récession pour l’économie européenne, qui devrait ainsi renouer avec la croissance au troisième trimestre. Cette perspective de reprise a également gagné le discours des chefs d’entreprises, qui se montrent de plus en plus optimistes pour le second semestre.
L’activité telle que perçue par les directeurs d’achats des entreprises européennes s’est d’ailleurs encore améliorée au mois d’août.
L’indice PMI qui la mesure a atteint 51,7 points (contre 50,5 points en juillet). C’est le niveau le plus élevé depuis l’été 2011. Tout résultat supérieur à 50 points marque une accélération de l’activité alors qu’un chiffre inférieur à ce même niveau marque une contraction.

Peut-on espérer une poursuite de cette hausse dans les mois à venir ?

Gardez-vous de tout excès d’optimisme ! La situation est loin d’être redevenue normale. Malgré quelques espoirs de reprise, l’Europe reste confrontée à des difficultés de taille, auxquelles elle peine à trouver des remèdes durables. Le chômage, par exemple, reste très préoccupant. Et tant que l’électeur allemand ne se sera pas rendu aux urnes (le 22/09), il ne faut pas s’attendre à de grandes manœuvres de la part de la BCE (e.a. concernant le programme de rachat d’actifs). Par ailleurs, le ralentissement des économies émergentes (Chine en tête) n’arrange pas la situation de l’Europe, très dépendante de cette demande externe.

 

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