Analyse
Résultats trimestriels : plus une obligation il y a 3 ans - mercredi 30 avril 2014

Les sociétés belges cotées en Bourse n’ont plus l’obligation de fournir des informations à leurs actionnaires de manière trimestrielle. Un soulagement pour les plus petites.

Modifications

A la fin de l’année 2013, une nouvelle directive européenne a été adoptée. Elle lève l’obligation qu’avaient jusqu’ici les entreprises cotées d’informer tous les trimestres leurs actionnaires ainsi que les marchés quant à leur situation. L’Etat belge a procédé à la transposition de la directive et l’Arrêté Royal a été publié le 22 avril. Les sociétés belges ne sont donc plus tenues de faire en cours d’année des déclarations intermédiaires ou des trading update, ni de publier des résultats trimestriels. D’autres pays de l’Union ont aussi déjà transposé la directive ou sont sur le point de le faire. Toutes les sociétés européennes seront donc bientôt concernées. Elle sont toutefois toujours obligées de fournir deux fois par an des informations chiffrées, après la fin du premier semestre et après la fin de l’exercice. Elles ont cependant de plus de temps pour publier ce résultat semestriel (trois mois, contre deux auparavant).

 

Dommage ou pas ?

Pour les grandes sociétés, cette modification ne changera pas grand-chose. La plupart continueront de publier des rapports trimestriels. Parmi les plus petites, il est clair que certaines en profiteront pour réduire leurs charges administratives. Une bonne affaire pour elles donc. Mais pas nécessairement pour l’investisseur, qui devra attendre plus longtemps avant de disposer d’informations et aura plus de mal à se faire une idée correcte de la santé de l’entreprise.

 

La nouvelle loi a néanmoins aussi une conséquence positive : les sociétés qui décideront de ne plus publier d’information trimestrielle auront moins tendance à se focaliser exagérément sur le court terme. Une pression qui était souvent critiquée, car elle pouvait handicaper la stratégie à long terme. Trop souvent, les sociétés étaient obnubilées par la crainte de publier des informations trimestrielles peu séduisantes, risquant de faire chuter exagérément leur cours.

 

Partagez cet article