Analyse
Bourses mondiales en avril : statu quo il y a 3 ans - mardi 6 mai 2014

Après une progression de 0,3 % en mars, les Bourses mondiales sont restées pratiquement stables en avril avec un tout petit gain de 0,1 %. Depuis janvier, pour l’investisseur en euro, leur rendement moyen est de 1,7 %.

Tout en restant très sélectifs, nous maintenons notre surpondération en actions dans notre portefeuille neutre à 10 ans.

 

Entre inquiétudes et résultats positifs

Après avoir assisté à cinq années de hausse et de nouveaux records pour la Bourse américaine, les investisseurs, inquiets des tensions avec la Russie et ses conséquences d’un dérapage, se font attentistes.
– En avril, la Bourse russe a cédé 5,4 % en euro, soit un recul de 17,8 % depuis le début de l’année.
Vendez.
– La Bourse japonaise a à nouveau reculé. Le déficit commercial n’en finit plus d’enfler et les réformes se font attendre.
Compte tenu de la faiblesse du yen, vous pouvez néanmoins y consacrer 5 % de vos avoirs.
– La Bourse chinoise stagne. Le ralentissement de la croissance rend les investisseurs attentistes. Mais cette décélération est le prix à payer pour une croissance plus équilibrée en faveur de la consommation domestique. La Bourse chinoise figure parmi les moins chères dans le monde et le yuan a cédé près de 4 % par rapport à l’euro depuis janvier.
Profitez-en pour y consacrer ±10 % de vos avoirs.

 

Résultats

Au vu des valorisations proches des moyennes historiques sur nombre de marchés, la future hausse des Bourses devra avant tout être soutenue par la hausse des bénéfices des entreprises. A ce stade, les marchés tablent sur une croissance de 10 % aux USA et un peu moins en Europe en 2014. Et les résultats trimestriels déjà publiés n’ont pas déçu. Outre-Atlantique, pour près de 3/4 des sociétés qui les ont déjà publiés, ils sont supérieurs aux attentes. A quelques exceptions près (Twitter, - 16,5 % ; Groupon, - 10,8 %, …), les valeurs technologiques ont rassuré sur leur capacité bénéficiaire. Si nous n’achetons aucune star d’internet (Facebook, - 0,8 %; Google A, - 4,1 %, …), trop chères, Accenture (+ 0,6 %), Apple (+ 9,9 %), Texas Inst. (- 3,6 %), Melexis (+ 3,2 %), Xerox (+ 7 %), Intel (+ 3,4 %), etc. restent intéressantes.

 

Banques centrales

Outre les perspectives bénéficiaires, le ton de plus en plus conciliant de la BCE et le peu d’empressement de la Fed à relever ses taux sont des éléments favorables aux Bourses. D’autant que les rendements de dividende (2,9 % brut dans la zone euro, 4,1 % au Royaume-Uni !) attirent les investisseurs.

 

Liquidités

Les abondantes liquidités des sociétés sont un autre facteur de soutien. Outre par les dividendes et les rachats d’actions, ces liquidités semblent remonter vers l’actionnaire par les fusions et acquisitions. Le secteur pharmaceutique est en pleine ébullition et d’autres sont aussi touchés avec Holcim (+ 10,1 %) - Lafarge (+ 16,1 %) dans la construction, la bataille entre General Electric (+ 3,9 %) et Siemens (- 2,6 %) pour Alstom (+ 48,9 %), l’OPA de Santander (+ 5,8 %) sur sa filiale Santander Brasil (+ 19,4 %) dans la finance, la mise en vitrine des activités chimiques de Bayer, etc.

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