Analyse
AB InBev : l’ultime acquisition ? il y a 2 ans - vendredi 18 septembre 2015

Après des années de spéculations AB InBev et SABMiller, n°1 et 2 du secteur brassicole mondial, évoquent une fusion-acquisition.

SABMiller va-t-il se laisser séduire ou va-t-on assister à une opération hostile ou une course aux enchères?
Aux cours actuels (sans décote significative sur leur valeur intrinsèque) :
– ne spéculez pas sur SABMiller
– conservez AB InBev

 

AB InBev et SABMiller sont assez complémentaires : AB InBev détient des marques puissantes (Budweiser…) et SABMiller s’est bien développé dans les pays émergents (Afrique…). Compte tenu de plus du ralentissement économique mondial, les deux groupes ont des raisons de s’entendre. Mais rien ne sera évident. Car pareil (gigantesque) rapprochement ne sera pas sans aléa : il sera confronté aux exigences des autorités anti-trust (le nouvel ensemble détiendra 30 % du marché mondial), il aura plus de mal à dégager des économies de coûts que lors des acquisitions précédentes d’AB InBev (marché encore fragmenté en marques locales), il se ferait à des prix élevés qui limiteraient l’attrait pour l’actionnaire d’AB InBev, et le lourd endettement qui en découlerait sans doute (certes pas insurmontable, vu les belles liquidités générées par l’activité) freinerait le dividende pour quelques années. Enfin, on ne peut exclure le danger d’une augmentation de capital d’AB InBev pour alléger le financement.

 

Cours au moment de l’analyse : 
AB InBev : 100,65 EUR 
SAB Miller : 3260 pence

 

Le groupe AB InBev est issu de l’acquisition (en 2008) de l’américain Anheuser-Busch par le belgo-brésilien InBev; premier brasseur mondial, il détient une part de 25 % du marché mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Budweiser, Beck’s, Brahma, Jupiler…

 

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