Analyse
L’action Best Buy… un bon achat ? il y a 2 ans - mercredi 14 octobre 2015

Faut-il acheter l’action de la chaîne américaine de vente d’appareils électroniques ?

Non. Au cours actuel, et sur la base d’estimations prudentes, l’action affiche certes une légère décote, mais pas assez pour justifier un achat.
Les investisseurs qui la possèdent déjà peuvent néanmoins la conserver.

 

Rebond du cours

L’action Best Buy a fortement progressé ces derniers mois (de 29 à 38,50 USD), avant de reculer légèrement. Cette hausse s’explique par la publication de résultats trimestriels excellents et tranchant ainsi avec le passé (car depuis 2010, le bénéfice par action a reculé en moyenne de 4 à 5 % chaque année et le chiffre d’affaires n’a gagné que ±3 % par an).

 

Pareille évolution s’observe souvent dans le chef d’entreprises dont le levier de croissance faiblit systématiquement. Pour continuer à grandir, elles doivent pouvoir s’adapter en permanence, ce qui peut se faire au détriment de la rentabilité.

 

Concurrence féroce

Le secteur de l’électronique souffre depuis plusieurs années de la concurrence de Wal-Mart (chaîne de magasins) ou Amazon (boutique en ligne). L’avantage longtemps détenu par Best Buy (faibles prix de vente grâce à d’importants volumes) s’est progressivement étiolé et le groupe doit encore fournir un effort supplémentaire sur les prix, ce qui se traduit par une érosion de la marge nette (moins de 2 % après 2010 contre 3,5 % au milieu des années 2000). De plus, d’année en année, il y a de moins en moins de réelles nouveautés sur le marché de l’électronique, ce qui augmente la pression sur les prix. D’un autre côté, Best Buy est parvenu année après année à augmenter son dividende (rendement brut de 2,6 % pour 2015).

 

Réaction

Best Buy n’est pas resté les bras croisés. La chaîne cherche en permanence à augmenter la satisfaction de ses clients (nouveaux services …), à améliorer la gestion de ses magasins, à réduire les coûts et à élargir sa gamme de produits pour pouvoir justifier des prix plus élevés. Ces mesures devraient contribuer à porter la marge nette à 2,8 % au cours des 4 à 5 prochaines années. Mais le potentiel du groupe restera selon nous limité.

 

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