Analyse
Lufthansa : changement de conseil il y a un an - vendredi 20 mai 2016

Au vu des nombreux défis auxquels est confrontée la compagnie, nous pensons qu’elle ne sera pas en mesure d’atteindre ses objectifs.

Mieux vaut ne plus garder cette action, qui risque d’encore décevoir.
VENDEZ.

 

Malgré l’embellie des résultats de 2015 et du 1er trimestre 2016, le groupe allemand peine à convaincre de sa capacité à instaurer une nouvelle dynamique. Certes, elle devrait bénéficier cette année d’une nouvelle réduction de sa facture de carburants. Mais par ailleurs, de gros problèmes persistent. Elle manque de compétitivité, tant sur le marché européen que mondial. Le développement de sa nouvelle filiale low cost Eurowings est certes un pas dans la bonne direction. Mais selon nous, c’est trop peu et trop tard, compte tenu de l’érosion inexorable des prix de vente. La tendance sera d’autant plus difficile à renverser que le conflit social opposant les pilotes à la direction est loin d’être réglé. Enfin, la compagnie doit aussi mettre de l’ordre dans sa situation financière, qui s’est dégradée ces deux dernières années. Dans ce contexte pour le moins défavorable, l’objectif de bénéfice opérationnel 2016 (1,8 milliard d’euros) nous paraît trop ambitieux. Nous pensons que ce résultat va baisser par rapport à 2015 et réduisons dès nos prévisions de bénéfice par action à 2 EUR pour 2016 (contre 2,30 auparavant) et 2,10 EUR pour 2017 (contre 2,50).

 

Cours au moment de l'analyse : 12,31 EUR

 

La compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa, une des plus grandes au monde, emploie plus de 100 000 salariés et réalise 75 % de son chiffre d'affaires dans le transport de personnes (plus de 90 millions de passagers en 2010). Outre l'enseigne Luthansa, elle exploite les enseignes Austrian Airlines, SWISS et Germanwings et détient des participations dans Brussels Airlines, JetBlue et SunExpress. Elle est aussi présente dans la logistique, l'entretien et la réparation des avions et la restauration.

 

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