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Trackers : où, quand, comment, pourquoi ?

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    Toutes vos questions sur les trackers il y a 8 mois - mardi 27 février 2018
    Quelques réponses à vos interrogations les plus fréquentes.
    Toutes vos questions sur les trackers

    Toutes vos questions sur les trackers

    De quand datent les trackers ?
    Le tout premier tracker américain vient de souffler ses 25 bougies.
    Le 22 janvier dernier, le SPDR S&P 500 ETF Trust a fêté son 25ème anniversaire. Lancé en 1993, ce tracker est le premier à avoir investi le marché américain. Un tracker, aussi appelé ETF (Exchange Traded Fund), est un fonds de placement, géré passivement, qui suit à la trace un indice boursier. En l’occurrence, ici, un panier reprenant les 500 plus grandes actions américaines.
    Celui qui a investi dès le départ dans ce tracker obtenait début 2018 un rendement annuel moyen en dollar de 13,4% (dividendes réinvestis inclus). La preuve, une fois de plus, qu’investir en actions à long terme s’avère payant, malgré les éventuels krachs boursiers.

    Les trackers sont-ils toujours plus performants que les fonds bancaires ?
    Les trackers, aussi appelés ETF, sont des fonds indiciels cherchant à suivre fidèlement un indice boursier comme p.ex. le Bel 20 (les 20 plus grandes actions de la Bourse belge). Ces dernières années, la grande majorité des ETF a dégagé un rendement supérieur à celui des fonds bancaires gérés activement, c-à-d. gérés par un gestionnaire qui tente de dégager un rendement supérieur à celui de l’indice. Pourquoi ? D’une part, les ETF ont des frais très faibles : 0,4% en moyenne (mais certains beaucoup plus bas) contre 1,5% pour les fonds bancaires (certains plus hauts). D’autre part, il peut être difficile pour les gestionnaires des fonds actifs de sélectionner les actions qui dégageront la meilleure performance sur une période donnée.
    Certains fonds bancaires parviennent toutefois à dégager de meilleures performances que des trackers.

    Je souhaite me lancer dans les investissements et investir 1 000 EUR dans un tracker. Lequel me conseillez-vous ?
    Si vous ne désirez acheter qu’un seul tracker, optez pour iShares Core MSCI World UCITS ETF, dont l’évolution suit celle de l’indice MSCI World, lequel reprend les entreprises les plus importantes de la planète (1 600 actions), à l’exception de celles des pays émergents. Ce tracker permet d’investir dans un panier de grandes actions internationales (Apple, Amazon.com, Nestlé,…). Les frais de 0,20% par an sont parmi les plus faibles du marché. Les dividendes sont automatiquement réinvestis. Début 2018, le rendement sur cinq ans se montait à 13% par an.

    J’ai investi ces dernières années dans des trackers. Après la hausse des Bourses, je souhaiterais protéger ce gain. Est-ce possible avec des trackers ?
    Il existe bien des outils permettant de protéger un gain réalisé avec un tracker. Ce sont des options sur tracker ou des « inverse ETF » qui permettent tous les deux d’enregistrer un gain lorsque le cours du tracker recule. Pour protéger indirectement votre portefeuille d’ETF d’une baisse, vous pouvez également utiliser des options ou des « futures » investis sur l‘indice suivi par le tracker, à condition que ces produits existent. Ces stratégies peuvent être difficiles à mettre en place et sont coûteuses. Plus simplement, si votre portefeuille de trackers enregistre de beaux rendements, n’hésitez pas à en vendre une partie pour conserver un équilibre entre les différentes lignes. Vendez également les actifs devenus chers.

    Y a-t-il un meilleur moment pendant une journée pour acheter des trackers ?
    Les trackers sont, comme les actions, cotés en continu en Bourse. Il est possible de les acheter pendant les heures d’ouverture des marchés. En pratique, nous vous conseillons cependant de ne pas les acheter et/ou vendre en début et fin de séance, moments où il y a plus de volatilité. Vous risquez d’acheter (vendre) à un prix un peu haut (bas). Pour les mêmes raisons de négoce aux meilleures conditions de prix, si vous achetez et vendez des trackers sur des marchés non européens (Etats-Unis,...), faites-le plutôt pendant les heures d’ouverture de ces marchés. Pour les acheter à de bonnes conditions, passez un ordre d’achat en indiquant un cours limite. Par exemple, avec un ETF coté 20 EUR, fixez un cours limite de 20,2 EUR. Ainsi, vous êtes certain de ne pas acheter plus cher.

    Me conseillez-vous d’investir dans des trackers répliquant un indice large ou un indice spécialisé ?
    Bien avant le montant des frais ou le choix d’un tracker avec dividende ou sans dividende, le choix de l’indice est la décision la plus importante à prendre puisqu’il déterminera votre rendement. Nous n’avons pas de préférence quant au choix d’un indice large (par exemple le S&P 500) ou spécialisé (par exemple le secteur des télécoms). Tout dépendra du choix du sous-jacent (l’indice) dans lequel vous souhaitez investir. Un indice concentré (peu d’actions en portefeuille) est souvent plus risqué qu’un indice large (plus d’actions en portefeuille). En terme de frais, nous ne notons pas de différence notable.

    J’ai entendu parler d’une taxe de Bourse trop perçue sur certains trackers. Qu’en est-il au juste ?
    Si vous avez acheté et/ou vendu entre le 2 janvier et le 7 février 2018 un tracker de capitalisation enregistré dans l’Espace économique européen (EEE), mais pas en Belgique, vous avez payé plus de taxes boursières qu’il ne fallait.
    Le 8 janvier 2018, le gouvernement a en effet fait passer la taxe boursière pour ce type de tracker de 0,27% à 0,35%. Mais pour compliquer encore les choses, le nouveau taux d’imposition de 0,35% a été, sous la pression de l’Europe, rétroactivement abaissé à 0,12% début février 2018. En résumé, la taxe boursière due sur ce type de tracker ne s’élève plus qu’à 0,12%. Les banques se sont occupées de rembourser.

    De quelles différences tenir compte quand il s’agit de négocier un fonds plutôt qu’un tracker et vice-versa ?

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    Fonds et trackers : quelles différences ? il y a 8 mois - mardi 27 février 2018
    De quelles différences tenir compte quand il s’agit de négocier un fonds plutôt qu’un tracker et vice-versa ?

    Achat

    Les fonds peuvent être achetés dans n’importe quelle banque. Attention : on ne trouve pas tout partout. Les banques sont libres de vendre ou de ne pas vendre tel ou tel fonds.
    Les trackers sont aussi disponibles dans les banques, du moins dans celles qui vendent des produits boursiers. Ici, comme plus haut, les banques sont libres. Certaines ne vendent pas de trackers. C’est le cas d’Argenta.

    Agréation ?

    Seuls les fonds agréés par la FSMA, l’Autorité belge de contrôle des services et des marchés financiers, peuvent être commercialisés dans notre pays.
    Tout tracker pour lequel le document d’information officiel (= le mini-prospectus ou Key Investor Information Document, en abrégé KIID) existe dans la langue de l’investisseur peut être proposé à la clientèle.

    Où la transaction a-t-elle lieu ?

    Pour les fonds : hors Bourse.
    Pour les trackers : en Bourse. Certains trackers sont cotés sur plusieurs marchés. Dans ce cas, privilégiez celui pour lequel vous paierez les frais de transaction les moins élevés.

    Quand la transaction a-t-elle lieu ?

    Pour les fonds, le plus souvent à la fin de chaque jour ouvrable et sur la base d’un seul cours, celui de fin de journée.
    Pour les trackers, pendant les heures d’ouverture de la Bourse (= intraday). Plusieurs cours possibles selon le moment de la transaction.

    A quel prix ?

    Vous achetez ou vendez les fonds à la prochaine valeur d’inventaire nette (VNI), c’est-à-dire la valeur du portefeuille moins les coûts que doivent supporter tous les détenteurs de parts.
    Vous achetez ou vendez les trackers au cours boursier du moment. Ce cours est toujours très proche de la valeur d’inventaire nette.

    Combien de parts doit-on acheter ou vendre ?

    Pour les fonds : liberté totale. Vous pouvez même acheter ou vendre des fractions de parts.
    Pour les trackers : comme pour les actions, au moins une part (= un titre).

    Est-il possible de travailler avec des cours limites ?

    Pour les fonds, non. La seule possibilité est l’ordre d’achat ou de vente classique exécuté à la prochaine VNI.
    Pour les trackers, c’est l’intermédiaire financier qui décide : sur quel marché, avec ou sans limite, avec ou sans stoploss, avec ou sans date limite, date fixée d’avance ou non, ordre valable jusqu’à annulation ou non, etc. Nous vous conseillons de travailler avec un cours limite. Cela revient à déterminer d’avance à quel cours vous voulez acheter (maximum) ou vendre (minimum).

    Quels sont les frais ?

    Pour les fonds, tout dépend des intermédiaires financiers. En pratique, ils travaillent avec des frais d’entrée en pour cents (jusqu’à 3% dans les grandes banques), avec des frais forfaitaires (par exemple 9,95 euros par ordre chez Keytrade, quel que soit le montant de la transaction), mais certain ne demandent rien (0% de frais d’entrée, par exemple chez Binck-Bank, à la Deutsche Bank et chez MeDirect). Il n’y a pas de frais à la (re)vente.
    Pour les trackers, l’usage est la commission de courtage, à l’achat et à la (re)vente. Le montant de cette commission dépend du marché où l’ordre est exécuté et de la taille de la transaction (commission dégressive selon la taille). Chaque intermédiaire applique sa tarification propre.

    Fiscalité

    Pour les fonds, il faut payer 1,32% de taxe sur les opérations de Bourse (TOB), mais uniquement sur la (re)vente de parts de fonds ne payant pas de dividende (= fonds de capitalisation).
    Pour les trackers, il faut payer la TOB à l’achat et à la (re)vente. Selon le type de tracker, les tarifs sont de respectivement 0,12%, 0,35% et 1,32%. Découvrez tous les détails.

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    Que se passe-t-il si votre tracker disparaît ? il y a 9 mois - mercredi 31 janvier 2018
    Les trackers cotés en Bourse se multiplient. Mais le nombre de trackers qui disparaissent est aussi en hausse.

    Nombreuses disparitions

    Au cours des cinq dernières, 430 trackers ont disparu de la cote, rien qu’aux Etats-Unis. Si on y ajoute les disparus européens, on en arrive à plus de 700 ! Rien qu’en 2017, on compte 200 victimes représentant un montant de plus d’un milliard d’euros. Ne croyez surtout pas que ce soit… une mauvaise nouvelle. Au contraire ! Il vaut mieux qu’un tracker qui ne remplit pas ses objectifs disparaisse au lieu de devenir une sorte de zombie de la cotation. On peut d’ailleurs considérer que c’est une sorte de passage obligé : en fait, c’est le signe que le marché des trackers devient adulte.

    Pourquoi ces disparitions ?

    Pourquoi un fonds de placement disparaît-il de la cote ? La première raison est la qualité décevante de ses performances. Les détenteurs de parts vendent, les capitaux gérés fondent et les frais deviennent trop lourds.

    Pourtant, ce n’est pas le cas sur le marché des trackers. Un tracker suit un indice boursier comme son ombre. Même ceux qui ont disparu s’acquittaient honorablement de cette tâche. Le problème n’est pas non plus le rendement. Exemple : le tracker Restaurant ETF (ticker: BITE) est passé de vie à trépas malgré ses excellentes prestations. Que s’est-il passé ? Lorsqu’un tracker disparaît de la cote, la première explication est son manque de succès commercial. Il ne parvient pas à croître, à se constituer un portefeuille suffisamment important parce qu’il n’intéresse pas grand monde. Le tracker Restaurant ETF, dont la mission est de s’aligner sur les prestations de ce secteur d’activité aux Etats-Unis, n’a pas réussi à collecter beaucoup plus qu’un million d’euros. C’est vraiment très peu. La mortalité infantile de ce type de tracker de niche est élevée : Cardiology ETF, Health & Fitness ETF, Whiskey & Spirits ETF, etc, ont disparu par manque d’intérêt de la part du public.

    L’investisseur est-il averti ?

    Lorsqu’un tracker est condamné à disparaître, le gestionnaire l’annonce généralement un mois à l’avance, mais parfois aussi plus tard (une semaine) via un addendum au prospectus qui indique à quelle date les transactions seront stoppées et le portefeuille liquidé.

    Est-ce suffisant ? Non. L’annonce est généralement publiée sur le site du gestionnaire : ETFSecurities, iShares et autres VanEck. Souvent aussi dans les médias locaux. Hélas, la plupart de ces médias locaux ne sont pas diffusés en Belgique. La majorité des trackers sont de nationalité étrangère et ils ne sont que rarement agréés chez nous. Bref, il faut avoir beaucoup de chance pour être averti à temps.

    Heureusement, un tracker est négociable jusqu’au dernier jour de transaction annoncé. Ce n’est que lorsque cette date est dépassée que le processus de liquidation sera entamé. 

    Deux scénarios

    Vous êtes averti de la disparition future de votre tracker et vous voulez vendre ? Pas de problème, et ce jusqu’au dernier jour de transaction. La vente se fait au cours boursier.

    Vous n’êtes pas averti ou vous avez décidé de ne rien faire ? Vous recevrez votre argent en cash. Combien ? Cela dépendra de la valeur de liquidation, c’est-à-dire de la valeur nette d’inventaire, soit la somme de tous les actifs (encore) en portefeuille moins quelques frais. Cette valeur sera différente du dernier cours boursier puisque les actifs en question ne seront vendus que plus tard et que leur cours fluctuera entre-temps en Bourse.

    Une liquidation équitable

    Les détenteurs de trackers disparus comme Global X Guru Activist Index ETF, Horizons USA Managed Risk ETF et autres VanEck Vectors Solar Energy ETF ont-ils été équitablement indemnisés ? La réponse est oui. Or, dans aucun de ces cas, ces détenteurs n’avaient été avertis. La valeur de liquidation qu’ils ont perçue correspondait et était même parfois supérieure au dernier cours boursier.

     

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    Trackers : quel intermédiaire répond le mieux à vos attentes ? il y a un an - mercredi 6 décembre 2017
    La qualité du service varie d’une banque à l’autre.

    Où acheter ses trackers ?

    Tout dépend de ce que vous attendez de l’intermédiaire : doit-il être le moins cher ? Proposer le plus large choix ? Donner des conseils ? Proposer des aides au choix ? Examinons ensemble ce qu’offrent six intermédiaires chez qui beaucoup d’entre vous sont clients et qui font de nombreux efforts pour mettre à la disposition de leur clientèle un large éventail de trackers et une information détaillée : BinckBank, Bolero, DeGiro, Deutsche Bank, Keytrade Bank et MeDirect.

    Avant de commencer, attention aux frais

    Faites bien la distinction entre les frais de courtage (à l’achat et à la vente) et les frais de garde annuels (lorsque vous déposez vos trackers sur un compte-titres).
    Frais de courtage
    Ces frais dépendent à la fois de la taille de votre ordre et du marché sur lequel est coté le tracker convoité. Acheter sur Euronext Paris est moins cher qu’acheter à Londres. L’intermédiaire le moins gourmand est DeGiro. Pour acheter le tracker Lyxor Bel 20 UCITS ETF coté sur Euronext Bruxelles, il vous en coûtera 0,25 euro + 0,04 %. Un ordre de 5 000 euros revient donc à 2,25 euros. Mieux : pour 741 trackers différents, il n’y a pas de frais du tout. Mais vous ne pouvez en bénéficier qu’une fois par mois. Le même ordre chez BNP Paribas Fortis revient à 30 euros (tarif internet), chez Bolero et Keytrade Bank à 15 euros, chez BinckBank à 9,75 euros et chez MeDirect à 7,50 euros.
    Frais de garde
    Seules les grandes banques et Deutsche Bank (8 euros par tracker) comptent ce type de frais. Les autres intermédiaires cités ici n’en demandent pas.

    Une offre fort différente

    Le tableau ci-dessous vous indique combien de trackers provenant de combien d’émetteurs vous pouvez acheter auprès des six intermédiaires que nous avons retenus, ainsi que le nombre des marchés sur lesquels ces trackers sont cotés. Exemple : MeDirect propose 214 trackers provenant de 15 émetteurs et cotés sur 6 marchés. L’offre la plus large est le fait de BinckBank, de Bolero, de DeGiro et de Keytrade Bank. Les possibilités s’y comptent en milliers. Les autres intermédiaires sont moins prolifiques. Ils ne font d’ailleurs pas mystère de leur intention de maintenir leur offre dans certaines limites. 

    Intermédiaires trackers

    BinckBank et Keytrade Bank sont des cas particuliers

    En cliquant sur « trackers » sur leur site internet, vous obtiendrez une liste non exhaustive des trackers les plus négociés ainsi que des trackers cotés sur Euronext. Toutefois, en approfondissant vos recherches, vous découvrirez qu’en réalité vous pouvez acheter des milliers de trackers auprès de ces institutions, pour autant qu’ils cotent sur une Bourse pour laquelle le broker auto-rise des transactions. Attention, les trackers appartenant à la liste étendue ne peuvent être sélectionnés que par leur ticker (= leur code boursier), leur code ISIN ou leur nom.

    Documentation : peut mieux faire

    Cela nous a étonnés : la documentation habituellement requise pour les fonds n’est pas disponible partout : prospectus, rapports (semestriels et annuels) et surtout ce qui constitue l’essentiel de ce dont l’investisseur a besoin, le KIID (pour « Key Investor Information Document », en français « prospectus simplifié »). Ce document de deux pages reprend tout ce qui est important à savoir : objectif de placement, niveau de risque, coûts et des choses aussi pratiques que le marché de cotation ou la banque dépositaire. Ces informations à nos yeux essentielles ne sont disponibles que chez Bolero, MeDirect et Deutsche Bank. Circonstance aggravante : elles ne sont parfois disponibles qu’en anglais.
    Cette situation évoluera dès l’an prochain. A ce moment, le KIID devra être disponible partout, notamment sur les sites des intermédiaires financiers.

    Qui cherche trouve (en principe)

    Nous considérons qu’un moteur de recherche élargie est un plus pour tout le monde. Cela permet à l’investisseur de sélectionner le tracker qu’il recherche au départ du ou des critères à ses yeux les plus importants. Comme vous pouvez le voir dans le tableau, certains intermédiaires sont plus généreux en informations que d’autres.
    Tous les sites permettent de faire des recherches au départ du code ISIN ou du ticker (à nos yeux la meilleure méthode) et du nom. Attention : souvent, le nom que vous encodez doit être exactement le même que sur le site ou en reprendre exactement une partie.
    Imaginons que vous soyez à la recherche d’un tracker d’obligations d’Etat émis par Amundi, coté sur Euronext Paris et distribuant un dividende : vous pouvez encoder toutes ces exigences chez Bolero, Deutsche Bank et Keytrade Bank (pour les 1 094 trackers dont question plus haut, pas pour les autres). Si en plus vous voulez avoir la certitude que le tracker qui vous est proposé investit physiquement en obligations d’Etat et pas synthétiquement, via des produits dérivés, seuls Bolero et Deutsche Bank vous permettent de trouver cette information. Ces deux intermédiaires sont au top en la matière. MeDirect, qui fait du beau travail en matière d’information officielle, est moins performant lorsque les informations recherchées sont plus spécifiques. Binck-Bank, DeGiro et Keytrade Bank (pour les trackers cotés sur d’autres marchés qu’Euronext) sont carrément décevants sur ce plan.

    Quel intermédiaire choisir ?

    Si vous mettez surtout l’accent sur les coûts et l’importance de l’offre, ne cherchez plus : DeGiro est incontournable sur ces deux plans. L’offre n’y est nulle part ailleurs aussi large, ni les coûts aussi modestes. C’est l’intermédiaire idéal pour l’investisseur bien informé qui sait exactement ce qu’il veut. N’attendez par contre pas grand-chose du moteur de recherche, il risque de vous décevoir. Un conseil, travaillez avec les codes ISIN ou le ticker pour passer un ordre. DeGiro a en effet la désagréable habitude de proposer des morceaux d’appellation. Les autres intermédiaires font nettement mieux et leur moteur de recherche est nettement mieux outillé. Comme dit plus haut, Bolero et Deutsche Bank sont excellents sur ce plan.
    Si vous voulez des conseils personnalisés en agence, seule Deutsche Bank est en mesure de répondre à votre attente. Les autres intermédiaires dont question dans cet article fonctionnent surtout comme des plateformes de transactions.

    L’exception Argenta

    Certains de nos lecteurs sont clients chez Argenta. Ils nous ont fait savoir qu’ils ont tenté d’y acheter des trackers, sans succès. Argenta offre pourtant une large gamme de produits : actions, obligations, fonds. Mais pas de trackers. Pourquoi ? La réponse d’Argenta tient en quelques mots : « trop complexe ». La banque dit ne pas suivre ce marché. Elle ajoute que ce produit n’est pas indiqué pour tout le monde. En fait, dit-on chez Argenta, le mot « tracker » cache une multitude choses, de la plus simple à la plus complexe sans que ce soit bien clair pour tous. Argenta est la seule banque à avoir cette vision extrêmement stricte. A notre avis, cela revient à priver ses clients d’une alternative intéressante aux produits classiques. 

     

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    Trackers : où, quand, comment, pourquoi ? il y a un an - jeudi 9 novembre 2017
    Les trackers existent depuis environ 25 ans et connaissent un succès toujours croissant. De quoi s'agit-il au juste et comment bien les utiliser ?

    De quoi s'agit-il ?

     Les trackers, aussi appelés ETF (Exchange Traded Funds), sont des fonds de placement cotés en Bourse (négociables à tout moment, comme les actions), dont le portefeuille est une copie conforme d’un indice de référence et qui ont comme objectif d’égaler cet indice (d’où l’appellation ‘tracker’ : en anglais ‘to track’ = suivre à la trace). 

    Cet indice de référence peut être de toute nature. Le tracker Lyxor Bel 20 TR UCITS ETF vise ainsi à égaler le Bel 20. Le tracker Gold Bullion Securities vise à égaler le marché de l’or (lorsque le cours de l’or monte, ce tracker en fait autant, et inversement bien sûr), etc. 

    Les cinq grands avantages des trackers

    Diversification
    Les gestionnaires d’un tracker n’ont pas d’autre mission que celle de suivre au plus près leur indice de référence, lequel est constitué de centaines d’actifs différents. Ainsi, si vous achetez iShares Core S&P 500 UCITS ETF, vous achetez en fait un panier de 500 actions différentes. Il y a encore mieux. Le tracker d’actions internationales Vanguard Total World Stock Index ETF investit dans 7 600 sociétés ! Attention, diversification signifie bien réduction mais pas suppression du risque (en 2011, le tracker de Vanguard a perdu 11%...).

    Accès facile
    La mise minimale est réduite : fin septembre, il fallait moins de 30 euros pour acquérir une part du tracker iShares MSCI Australia UCITS ETF dont le portefeuille est le reflet de l’indice MSCI Australia (70 principales actions australiennes). La mise minimale pour la plupart des trackers se situe entre quelques dizaines et quelques centaines d’euros.

    Frais réduits
    Lorsque vous achetez une part de tracker, vous devez tenir compte du fait qu’en plus du prix payé (cours boursier), il y a des frais annuels à acquitter. Un tracker doit être géré et ceux qui le gèrent doivent être rémunérés. Le fait que ces frais soient réduits est un des gros avantages des trackers. Prenons l’exemple (extrême certes) du tracker d’actions américaines Vanguard S&P 500 ETF : ses frais annuels sont de 0,07%. C’est environ 20 fois moins qu’un fonds d’actions américaines. Pour rappel, les frais annuels sont automatiquement retirés de la valeur d’inventaire des trackers, il ne faut pas les débourser.

    Facilement négociables
    Comme les trackers sont cotés en Bourse, vous pouvez les acheter ou les vendre à tout moment. Leur liquidité (= le fait que vous puissiez trouver une contrepartie pour acheter ou vendre) est garantie par des professionnels (market makers). Ceux-ci veillent aussi à ce que le prix de la transaction soit une représentation correcte de la valeur nette d’inventaire du portefeuille du tracker.

    Vaste choix
    Il y a sur le marché environ 6 000 trackers différents qui vous donnent la possibilité d’investir en actions (par pays, par grande région, par secteur d’activités), en obligations (en différentes devises, de différentes durées, de différents émetteurs), en matières premières…

    Où acheter un tracker ?

    La majorité des banques offrent la possibilité d’investir dans des trackers. Mais pas au même tarif…

    Jetez un coup d’œil sur l’illustration ci-dessous. Nous avons comparé les frais réclamés dans chaque banque pour le tracker iShares Core MSCI World. Nous avons supposé un investissement de départ de 5 000 euros pour une durée de 10 ans. Après 10 ans, supposons que la valeur du tracker ait doublé pour atteindre 10 000 euros, montant auquel vous décidez de revendre. A l’achat comme à la vente, votre banque réclamera des frais (trait bleu). On voit déjà une différence importante entre les moins chers (moins de 30 euros pour les deux transactions) et les plus gourmands (de 60 à 90 euros).Certaines banques réclament aussi des frais de garde, dus chaque année. Dans les grandes banques (Belfius, BNPP Fortis et ING) les frais de garde (180 euros après 10 ans dans notre exemple) sont plus élevés que les frais de gestion du tracker en lui-même (150 euros sur 10 ans, déduits directement de la valeur nette d’inventaire).

    Notre conseil
    Si Lynx et DeGiro proposent des tarifs défiant toute concurrence et de très bonnes plateformes en ligne, ils s’adressent aussi aux investisseurs un peu plus expérimentés que les formalités ne rebutent pas. Comme il s’agit de courtiers établis à l’étranger, vous devez mentionner l’existence d’un tel compte à la Banque nationale de Belgique (BNB) et dans votre déclaration d’impôts.

    MeDirect, BinckBank, Bolero et Ketrade Bank proposent aussi des tarifs concurrentiels. BinckBank et Bolero offrent un plus grand nombre de fonctionnalités sur leur plateforme mais MeDirect offre un choix de produits plus large (gamme plus étendue, portefeuilles modèles, comptes d’épargne avantageux…). Quant à Keytrade Bank, si elle est un peu plus chère que les autres, vous y trouverez aussi tout ce que peut offrir une banque complète (compte à vue, compte d’épargne, etc).

    Notez que dans toutes les banques que nous venons d’évoquer tout se fait en ligne et que vous ne recevrez pas de conseils personnalisés. S’il est important pour vous de recevoir régulièrement des conseils, optez plutôt pour une banque disposant d’agences et de conseillers. N’attendez toutefois pas trop des grandes banques (Belfius, BNPP Fortis et ING). Elles sont chères et vous n’y recevrez probablement pas de conseils sur les trackers, ces banques préférant aiguiller leurs clients vers des fonds de placement dont les commissions sont (pour elles) bien plus élevées. Si vous voulez être conseillé personnellement, adressez-vous plutôt à Deutsche Bank, qui renforce ses conseils en trackers.

    Comment acheter un tracker?

    Il faut disposer d’un compte-titres sur lequel seront placés vos trackers et à partir duquel vous pourrez suivre leur évolution. Ensuite, rendez-vous sur la plateforme de transactions de votre banque et identifiez le tracker que vous souhaitez acheter. Chaque banque propose un moteur de recherche. Pour éviter toute confusion, utilisez le code ISIN. Pour limiter les frais, privilégiez les Bourses Euronext (Bruxelles, Paris ou Amsterdam) et les cotations en euro. Une fois le tracker sélectionné, indiquez la quantité que vous voulez acheter et, de préférence, un cours limite (cours maximum auquel vous souhaitez acheter). Vous éviterez ainsi les mauvaises surprises. Enfin, choisissez la durée de validité de votre ordre et terminez avec votre signature électronique. Une fois la transaction réalisée, le tracker apparaîtra sur votre compte-titres.

     

     

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