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Trackers : où, quand, comment, pourquoi ?

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    Que se passe-t-il si votre tracker disparaît ? il y a 18 jours - mercredi 31 janvier 2018
    Les trackers cotés en Bourse se multiplient. Mais le nombre de trackers qui disparaissent est aussi en hausse.

    Nombreuses disparitions

    Au cours des cinq dernières, 430 trackers ont disparu de la cote, rien qu’aux Etats-Unis. Si on y ajoute les disparus européens, on en arrive à plus de 700 ! Rien qu’en 2017, on compte 200 victimes représentant un montant de plus d’un milliard d’euros. Ne croyez surtout pas que ce soit… une mauvaise nouvelle. Au contraire ! Il vaut mieux qu’un tracker qui ne remplit pas ses objectifs disparaisse au lieu de devenir une sorte de zombie de la cotation. On peut d’ailleurs considérer que c’est une sorte de passage obligé : en fait, c’est le signe que le marché des trackers devient adulte.

    Pourquoi ces disparitions ?

    Pourquoi un fonds de placement disparaît-il de la cote ? La première raison est la qualité décevante de ses performances. Les détenteurs de parts vendent, les capitaux gérés fondent et les frais deviennent trop lourds.

    Pourtant, ce n’est pas le cas sur le marché des trackers. Un tracker suit un indice boursier comme son ombre. Même ceux qui ont disparu s’acquittaient honorablement de cette tâche. Le problème n’est pas non plus le rendement. Exemple : le tracker Restaurant ETF (ticker: BITE) est passé de vie à trépas malgré ses excellentes prestations. Que s’est-il passé ? Lorsqu’un tracker disparaît de la cote, la première explication est son manque de succès commercial. Il ne parvient pas à croître, à se constituer un portefeuille suffisamment important parce qu’il n’intéresse pas grand monde. Le tracker Restaurant ETF, dont la mission est de s’aligner sur les prestations de ce secteur d’activité aux Etats-Unis, n’a pas réussi à collecter beaucoup plus qu’un million d’euros. C’est vraiment très peu. La mortalité infantile de ce type de tracker de niche est élevée : Cardiology ETF, Health & Fitness ETF, Whiskey & Spirits ETF, etc, ont disparu par manque d’intérêt de la part du public.

    L’investisseur est-il averti ?

    Lorsqu’un tracker est condamné à disparaître, le gestionnaire l’annonce généralement un mois à l’avance, mais parfois aussi plus tard (une semaine) via un addendum au prospectus qui indique à quelle date les transactions seront stoppées et le portefeuille liquidé.

    Est-ce suffisant ? Non. L’annonce est généralement publiée sur le site du gestionnaire : ETFSecurities, iShares et autres VanEck. Souvent aussi dans les médias locaux. Hélas, la plupart de ces médias locaux ne sont pas diffusés en Belgique. La majorité des trackers sont de nationalité étrangère et ils ne sont que rarement agréés chez nous. Bref, il faut avoir beaucoup de chance pour être averti à temps.

    Heureusement, un tracker est négociable jusqu’au dernier jour de transaction annoncé. Ce n’est que lorsque cette date est dépassée que le processus de liquidation sera entamé. 

    Deux scénarios

    Vous êtes averti de la disparition future de votre tracker et vous voulez vendre ? Pas de problème, et ce jusqu’au dernier jour de transaction. La vente se fait au cours boursier.

    Vous n’êtes pas averti ou vous avez décidé de ne rien faire ? Vous recevrez votre argent en cash. Combien ? Cela dépendra de la valeur de liquidation, c’est-à-dire de la valeur nette d’inventaire, soit la somme de tous les actifs (encore) en portefeuille moins quelques frais. Cette valeur sera différente du dernier cours boursier puisque les actifs en question ne seront vendus que plus tard et que leur cours fluctuera entre-temps en Bourse.

    Une liquidation équitable

    Les détenteurs de trackers disparus comme Global X Guru Activist Index ETF, Horizons USA Managed Risk ETF et autres VanEck Vectors Solar Energy ETF ont-ils été équitablement indemnisés ? La réponse est oui. Or, dans aucun de ces cas, ces détenteurs n’avaient été avertis. La valeur de liquidation qu’ils ont perçue correspondait et était même parfois supérieure au dernier cours boursier.

     

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    Trackers : quel intermédiaire répond le mieux à vos attentes ? il y a 2 mois - mercredi 6 décembre 2017
    La qualité du service varie d’une banque à l’autre.

    Où acheter ses trackers ?

    Tout dépend de ce que vous attendez de l’intermédiaire : doit-il être le moins cher ? Proposer le plus large choix ? Donner des conseils ? Proposer des aides au choix ? Examinons ensemble ce qu’offrent six intermédiaires chez qui beaucoup d’entre vous sont clients et qui font de nombreux efforts pour mettre à la disposition de leur clientèle un large éventail de trackers et une information détaillée : BinckBank, Bolero, DeGiro, Deutsche Bank, Keytrade Bank et MeDirect.

    Avant de commencer, attention aux frais

    Faites bien la distinction entre les frais de courtage (à l’achat et à la vente) et les frais de garde annuels (lorsque vous déposez vos trackers sur un compte-titres).
    Frais de courtage
    Ces frais dépendent à la fois de la taille de votre ordre et du marché sur lequel est coté le tracker convoité. Acheter sur Euronext Paris est moins cher qu’acheter à Londres. L’intermédiaire le moins gourmand est DeGiro. Pour acheter le tracker Lyxor Bel 20 UCITS ETF coté sur Euronext Bruxelles, il vous en coûtera 0,25 euro + 0,04 %. Un ordre de 5 000 euros revient donc à 2,25 euros. Mieux : pour 741 trackers différents, il n’y a pas de frais du tout. Mais vous ne pouvez en bénéficier qu’une fois par mois. Le même ordre chez BNP Paribas Fortis revient à 30 euros (tarif internet), chez Bolero et Keytrade Bank à 15 euros, chez BinckBank à 9,75 euros et chez MeDirect à 7,50 euros.
    Frais de garde
    Seules les grandes banques et Deutsche Bank (8 euros par tracker) comptent ce type de frais. Les autres intermédiaires cités ici n’en demandent pas.

    Une offre fort différente

    Le tableau ci-dessous vous indique combien de trackers provenant de combien d’émetteurs vous pouvez acheter auprès des six intermédiaires que nous avons retenus, ainsi que le nombre des marchés sur lesquels ces trackers sont cotés. Exemple : MeDirect propose 214 trackers provenant de 15 émetteurs et cotés sur 6 marchés. L’offre la plus large est le fait de BinckBank, de Bolero, de DeGiro et de Keytrade Bank. Les possibilités s’y comptent en milliers. Les autres intermédiaires sont moins prolifiques. Ils ne font d’ailleurs pas mystère de leur intention de maintenir leur offre dans certaines limites. 

    Intermédiaires trackers

    BinckBank et Keytrade Bank sont des cas particuliers

    En cliquant sur « trackers » sur leur site internet, vous obtiendrez une liste non exhaustive des trackers les plus négociés ainsi que des trackers cotés sur Euronext. Toutefois, en approfondissant vos recherches, vous découvrirez qu’en réalité vous pouvez acheter des milliers de trackers auprès de ces institutions, pour autant qu’ils cotent sur une Bourse pour laquelle le broker auto-rise des transactions. Attention, les trackers appartenant à la liste étendue ne peuvent être sélectionnés que par leur ticker (= leur code boursier), leur code ISIN ou leur nom.

    Documentation : peut mieux faire

    Cela nous a étonnés : la documentation habituellement requise pour les fonds n’est pas disponible partout : prospectus, rapports (semestriels et annuels) et surtout ce qui constitue l’essentiel de ce dont l’investisseur a besoin, le KIID (pour « Key Investor Information Document », en français « prospectus simplifié »). Ce document de deux pages reprend tout ce qui est important à savoir : objectif de placement, niveau de risque, coûts et des choses aussi pratiques que le marché de cotation ou la banque dépositaire. Ces informations à nos yeux essentielles ne sont disponibles que chez Bolero, MeDirect et Deutsche Bank. Circonstance aggravante : elles ne sont parfois disponibles qu’en anglais.
    Cette situation évoluera dès l’an prochain. A ce moment, le KIID devra être disponible partout, notamment sur les sites des intermédiaires financiers.

    Qui cherche trouve (en principe)

    Nous considérons qu’un moteur de recherche élargie est un plus pour tout le monde. Cela permet à l’investisseur de sélectionner le tracker qu’il recherche au départ du ou des critères à ses yeux les plus importants. Comme vous pouvez le voir dans le tableau, certains intermédiaires sont plus généreux en informations que d’autres.
    Tous les sites permettent de faire des recherches au départ du code ISIN ou du ticker (à nos yeux la meilleure méthode) et du nom. Attention : souvent, le nom que vous encodez doit être exactement le même que sur le site ou en reprendre exactement une partie.
    Imaginons que vous soyez à la recherche d’un tracker d’obligations d’Etat émis par Amundi, coté sur Euronext Paris et distribuant un dividende : vous pouvez encoder toutes ces exigences chez Bolero, Deutsche Bank et Keytrade Bank (pour les 1 094 trackers dont question plus haut, pas pour les autres). Si en plus vous voulez avoir la certitude que le tracker qui vous est proposé investit physiquement en obligations d’Etat et pas synthétiquement, via des produits dérivés, seuls Bolero et Deutsche Bank vous permettent de trouver cette information. Ces deux intermédiaires sont au top en la matière. MeDirect, qui fait du beau travail en matière d’information officielle, est moins performant lorsque les informations recherchées sont plus spécifiques. Binck-Bank, DeGiro et Keytrade Bank (pour les trackers cotés sur d’autres marchés qu’Euronext) sont carrément décevants sur ce plan.

    Quel intermédiaire choisir ?

    Si vous mettez surtout l’accent sur les coûts et l’importance de l’offre, ne cherchez plus : DeGiro est incontournable sur ces deux plans. L’offre n’y est nulle part ailleurs aussi large, ni les coûts aussi modestes. C’est l’intermédiaire idéal pour l’investisseur bien informé qui sait exactement ce qu’il veut. N’attendez par contre pas grand-chose du moteur de recherche, il risque de vous décevoir. Un conseil, travaillez avec les codes ISIN ou le ticker pour passer un ordre. DeGiro a en effet la désagréable habitude de proposer des morceaux d’appellation. Les autres intermédiaires font nettement mieux et leur moteur de recherche est nettement mieux outillé. Comme dit plus haut, Bolero et Deutsche Bank sont excellents sur ce plan.
    Si vous voulez des conseils personnalisés en agence, seule Deutsche Bank est en mesure de répondre à votre attente. Les autres intermédiaires dont question dans cet article fonctionnent surtout comme des plateformes de transactions.

    L’exception Argenta

    Certains de nos lecteurs sont clients chez Argenta. Ils nous ont fait savoir qu’ils ont tenté d’y acheter des trackers, sans succès. Argenta offre pourtant une large gamme de produits : actions, obligations, fonds. Mais pas de trackers. Pourquoi ? La réponse d’Argenta tient en quelques mots : « trop complexe ». La banque dit ne pas suivre ce marché. Elle ajoute que ce produit n’est pas indiqué pour tout le monde. En fait, dit-on chez Argenta, le mot « tracker » cache une multitude choses, de la plus simple à la plus complexe sans que ce soit bien clair pour tous. Argenta est la seule banque à avoir cette vision extrêmement stricte. A notre avis, cela revient à priver ses clients d’une alternative intéressante aux produits classiques. 

     

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    Trackers : où, quand, comment, pourquoi ? il y a 3 mois - jeudi 9 novembre 2017
    Les trackers existent depuis environ 25 ans et connaissent un succès toujours croissant. De quoi s'agit-il au juste et comment bien les utiliser ?

    De quoi s'agit-il ?

     Les trackers, aussi appelés ETF (Exchange Traded Funds), sont des fonds de placement cotés en Bourse (négociables à tout moment, comme les actions), dont le portefeuille est une copie conforme d’un indice de référence et qui ont comme objectif d’égaler cet indice (d’où l’appellation ‘tracker’ : en anglais ‘to track’ = suivre à la trace). 

    Cet indice de référence peut être de toute nature. Le tracker Lyxor Bel 20 TR UCITS ETF vise ainsi à égaler le Bel 20. Le tracker Gold Bullion Securities vise à égaler le marché de l’or (lorsque le cours de l’or monte, ce tracker en fait autant, et inversement bien sûr), etc. 

    Les cinq grands avantages des trackers

    Diversification
    Les gestionnaires d’un tracker n’ont pas d’autre mission que celle de suivre au plus près leur indice de référence, lequel est constitué de centaines d’actifs différents. Ainsi, si vous achetez iShares Core S&P 500 UCITS ETF, vous achetez en fait un panier de 500 actions différentes. Il y a encore mieux. Le tracker d’actions internationales Vanguard Total World Stock Index ETF investit dans 7 600 sociétés ! Attention, diversification signifie bien réduction mais pas suppression du risque (en 2011, le tracker de Vanguard a perdu 11%...).

    Accès facile
    La mise minimale est réduite : fin septembre, il fallait moins de 30 euros pour acquérir une part du tracker iShares MSCI Australia UCITS ETF dont le portefeuille est le reflet de l’indice MSCI Australia (70 principales actions australiennes). La mise minimale pour la plupart des trackers se situe entre quelques dizaines et quelques centaines d’euros.

    Frais réduits
    Lorsque vous achetez une part de tracker, vous devez tenir compte du fait qu’en plus du prix payé (cours boursier), il y a des frais annuels à acquitter. Un tracker doit être géré et ceux qui le gèrent doivent être rémunérés. Le fait que ces frais soient réduits est un des gros avantages des trackers. Prenons l’exemple (extrême certes) du tracker d’actions américaines Vanguard S&P 500 ETF : ses frais annuels sont de 0,07%. C’est environ 20 fois moins qu’un fonds d’actions américaines. Pour rappel, les frais annuels sont automatiquement retirés de la valeur d’inventaire des trackers, il ne faut pas les débourser.

    Facilement négociables
    Comme les trackers sont cotés en Bourse, vous pouvez les acheter ou les vendre à tout moment. Leur liquidité (= le fait que vous puissiez trouver une contrepartie pour acheter ou vendre) est garantie par des professionnels (market makers). Ceux-ci veillent aussi à ce que le prix de la transaction soit une représentation correcte de la valeur nette d’inventaire du portefeuille du tracker.

    Vaste choix
    Il y a sur le marché environ 6 000 trackers différents qui vous donnent la possibilité d’investir en actions (par pays, par grande région, par secteur d’activités), en obligations (en différentes devises, de différentes durées, de différents émetteurs), en matières premières…

    Où acheter un tracker ?

    La majorité des banques offrent la possibilité d’investir dans des trackers. Mais pas au même tarif…

    Jetez un coup d’œil sur l’illustration ci-dessous. Nous avons comparé les frais réclamés dans chaque banque pour le tracker iShares Core MSCI World. Nous avons supposé un investissement de départ de 5 000 euros pour une durée de 10 ans. Après 10 ans, supposons que la valeur du tracker ait doublé pour atteindre 10 000 euros, montant auquel vous décidez de revendre. A l’achat comme à la vente, votre banque réclamera des frais (trait bleu). On voit déjà une différence importante entre les moins chers (moins de 30 euros pour les deux transactions) et les plus gourmands (de 60 à 90 euros).Certaines banques réclament aussi des frais de garde, dus chaque année. Dans les grandes banques (Belfius, BNPP Fortis et ING) les frais de garde (180 euros après 10 ans dans notre exemple) sont plus élevés que les frais de gestion du tracker en lui-même (150 euros sur 10 ans, déduits directement de la valeur nette d’inventaire).

    Notre conseil
    Si Lynx et DeGiro proposent des tarifs défiant toute concurrence et de très bonnes plateformes en ligne, ils s’adressent aussi aux investisseurs un peu plus expérimentés que les formalités ne rebutent pas. Comme il s’agit de courtiers établis à l’étranger, vous devez mentionner l’existence d’un tel compte à la Banque nationale de Belgique (BNB) et dans votre déclaration d’impôts.

    MeDirect, BinckBank, Bolero et Ketrade Bank proposent aussi des tarifs concurrentiels. BinckBank et Bolero offrent un plus grand nombre de fonctionnalités sur leur plateforme mais MeDirect offre un choix de produits plus large (gamme plus étendue, portefeuilles modèles, comptes d’épargne avantageux…). Quant à Keytrade Bank, si elle est un peu plus chère que les autres, vous y trouverez aussi tout ce que peut offrir une banque complète (compte à vue, compte d’épargne, etc).

    Notez que dans toutes les banques que nous venons d’évoquer tout se fait en ligne et que vous ne recevrez pas de conseils personnalisés. S’il est important pour vous de recevoir régulièrement des conseils, optez plutôt pour une banque disposant d’agences et de conseillers. N’attendez toutefois pas trop des grandes banques (Belfius, BNPP Fortis et ING). Elles sont chères et vous n’y recevrez probablement pas de conseils sur les trackers, ces banques préférant aiguiller leurs clients vers des fonds de placement dont les commissions sont (pour elles) bien plus élevées. Si vous voulez être conseillé personnellement, adressez-vous plutôt à Deutsche Bank, qui renforce ses conseils en trackers.

    Comment acheter un tracker?

    Il faut disposer d’un compte-titres sur lequel seront placés vos trackers et à partir duquel vous pourrez suivre leur évolution. Ensuite, rendez-vous sur la plateforme de transactions de votre banque et identifiez le tracker que vous souhaitez acheter. Chaque banque propose un moteur de recherche. Pour éviter toute confusion, utilisez le code ISIN. Pour limiter les frais, privilégiez les Bourses Euronext (Bruxelles, Paris ou Amsterdam) et les cotations en euro. Une fois le tracker sélectionné, indiquez la quantité que vous voulez acheter et, de préférence, un cours limite (cours maximum auquel vous souhaitez acheter). Vous éviterez ainsi les mauvaises surprises. Enfin, choisissez la durée de validité de votre ordre et terminez avec votre signature électronique. Une fois la transaction réalisée, le tracker apparaîtra sur votre compte-titres.

     

     

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