INSIDER TRADING

Insider trading
Par ce terme, on désigne l’achat ou la vente, à titre personnel, par des dirigeants de sociétés ou par des personnes y assumant une responsabilité de haut niveau, d’actions de leur propre entreprise (cotée en Bourse). On assimile aussi à l’insider trading les mêmes opérations réalisées par des proches de ces dirigeants et responsables.

Devoir d’information
Depuis mai 2006, la CBFA publie sur son site (www.cbfa.be) la liste de ces transactions (cliquer sur «abus de marché» puis sur «transactions de dirigeants»), triées sur base de la date de publication, mais aussi en fonction de la société concernée (vous pouvez donc facilement trouver les transactions relatives à l’action qui vous intéresse). Dès qu’une transaction de ce type est réalisée pour plus de 5 000 euros, elle doit être rendue publique dans les cinq jours ouvrables qui suivent son exécution.

Utile pour l’investisseur ?
L’écho de telles transactions peut-être du pain béni pour l’investisseur. Car le comportement d’individus proches des hautes sphères de l’entreprise peut être dicté par des informations dont le quidam n’a pas connaissance.
· Si plusieurs insiders achètent des actions d’une société, dans un délai assez bref et pour des montants assez élevés, on peut en déduire qu’ils prévoient un avenir rose pour la société (et son cours de Bourse). Ces dernières semaines, on a par exemple appris que divers insiders avaient acheté des actions du groupe biotecnologique Ablynx, ou encore que Jos Sluys, ex-dirigeant d’Arinso à présent à la tête du groupe Saffelberg Investments, avait fortement augmenté sa position dans le groupe technologique Porthus… Des signaux positifs pour ces deux actions.
· Les mêmes conclusions peuvent-elles être tirées en ce qui concerne les ventes ? Dans ce sens, nous nous montrons plus nuancés. Car une vente de titres par un insider peut avoir plusieurs raisons et non signifier nécessairement que les perspectives de l’action se dégradent. L’insider peut simplement chercher à diversifier son portefeuille, parce que sa position dans sa propre société devient trop importante (notamment s’il a reçu bon nombre de warrants et options). Récemment, des dirigeants de Bekaert ont vendu un paquet d’actions reçues suite à l’exercice de warrants et options. Ont-ils tiré parti de la récente hausse de cours pour en obtenir un bon prix et considéré que le cours actuel est trop élevé ? Ou seulement cherché à se diversifier ? Difficile à dire. D’autant que toute vente peut être motivée par un besoin individuel de liquidités, pour un achat important ou un investissement. Les mouvements de vente ne sont donc à interpréter comme de réels signaux que si plusieurs insiders vendent sur assez peu de temps un nombre d’actions plutôt important.

Conclusion
Les transactions des insiders sont une source d’information utile mais ne doivent pas être les seules motivations de vos investissements. Elles peuvent lancer des signaux intéressants, mais doivent être relativisées, replacées dans le contexte correct et recoupées par d’autres informations pour être la raison d’un achat ou d’une vente.