Comment nous testons

Comment nous testons les peintures

08 octobre 2020
peinture murale test

Découvrez les détails de nos tests en laboratoire afin de juger de la qualité des peintures et la façon dont nous arrivons à évaluer les différents critères établis dans nos tests.

Notre évaluation de la qualité de la peinture est le résultat de tests approfondis en laboratoire. Les peintures blanches murales traditionnelles sont testées selon différents critères : adhérence, rendement, durabilité, évaluation des éventuels polluants volatils etc. Nous vous invitons dans les coulisses du labo afin de découvrir certaines des étapes du test qui nous ont permis d’attribuer un score final à une vingtaine de produits.

Facilité d’usage

La peinture et son primer ont été appliqués avec un rouleau de 12 mm sur une dalle en plâtre. Nos experts évaluent la facilité d’usage et de répartition de la peinture sur la surface en question. Ils se sont également penchés sur la tendance de la peinture à couler ou à éclabousser.

Taux d’étalage de la peinture

Ici, le but était de déterminer le nombre de couches qu’il fallait appliquer afin d’obtenir un mur au résultat satisfaisant. Pour cela, nous avons étalé la peinture au rouleau sur un panneau vertical doté d’une large bande noire. Un primer a été appliqué au préalable si les instructions le demandaient. Nous avons attendu 24 heures entre chaque nouvelle couche. L’opacité a été jugée totale lorsque la bande noire n’était plus du tout visible. Ce test a permis d’avoir une idée réaliste du nombre de couches nécessaires pour couvrir convenablement un mur ou du carrelage.

Rendement

Nous avons déterminé le volume de peinture qu’il fallait appliquer par couche, et donc quel était le rendement réel. La peinture a été appliquée au rouleau pour obtenir une opacité suffisante. Lorsque l’on a combiné cette information avec le nombre de couches nécessaires (calculé dans le test précédent), on a obtenu le volume précis de primer et de peinture qu’il fallait appliquer en réalité, et donc le coût réel par m².

Aspect

Nous vérifions bien sûr que l’aspect final du mur ou et du carrelage soit bon. Nous notons donc si des traces de pinceau ou de rouleau sont encore visibles une fois la peinture sèche, si le fini brillant est uniforme, si de petites bulles apparaissent, etc. Ces différents critères nous permettent d’attribuer une cote finale concernant l’aspect du mur. 

Adhérence

Le but de ce test était de déterminer si la peinture et son primer adhéraient bien au mur ou au carrelage. Pour cela, nous avons peint un mur en gyproc nu, et un mur en gyproc déjà recouvert d’une ancienne couche de peinture. Lorsqu'il s'agit de peintures pour carrelage, nous les appliquons sur des carrelages de céramique rugueux. Lorsque murs étaient secs, nous y avons ensuite appliqué du papier collant pour évaluer la quantité de peinture qui se décollait. Plus il y avait de morceaux de peinture sur le papier collant, plus l’adhérence a été jugée mauvaise.

Tableau - Classification des résultats

Classification

Description

Apparence de la surface taillée où des morceaux de peinture se sont décollés (exemples de six coupes parallèles)

0

Les bords des sections sont complètement lisses; la peinture ne s'est pas détachée de la surface quadrillée.

1

Détachement de petits morceaux de peinture au niveau des intersections des différentes sections. Pas plus de 5% de la surface a été affectée.

Muurverven test

2

La peinture s'est un peu décollée le long des bords et/ou au niveau des points d'intersection des sections. Plus de 5% de la surface a été affectée, mais pas plus de15%.

Muurverven test

3

La peinture s'est décollée en partie ou en bandes entières le long des bords des sections, et/ou s'est décollée en partie ou complètement sur certaines parties du carré. Plus de 15% de la surface a été affectée, mais pas plus de 35%.

Muurverven test

4

La peinture s'est décollée le long des bords des sections en larges bandes et/ou certains carrés se sont partiellement ou complètement décollés. Plus de 35% de la surface a été affectée, mais pas plus de 55%.

Muurverven test

 

5

Tout degré d'écaillement qui ne peut être placé dans la classification4.

-

Résistance au nettoyage

Pour tester la résistance d’une peinture au nettoyage, nous avons peint une plaque que nous avons laissé sécher pendant 28 jours. Nous l’avons ensuite pesée et placée dans une machine qui l’a soumis à 200 cycles de nettoyage à l’éponge. Une fois sèche, notre plaque a été une nouvelle fois pesée pour déterminer la quantité de peinture perdue.

 

La résistance aux taches

Nous testons la profondeur de pénétration des taches dans la peinture en appliquant les peintures murales sur une plaque de plâtre. Et s’il s’agit de peintures pour carrelage, nous les appliquons sur du carrelage. Nous les laissons sécher et appliquons ensuite plusieurs types de taches en trois exemplaires: café, vin rouge et encre de stylo. Pour les peintures pour carrelage, nous effectuons en plus des taches de café et vin rouge, des taches de dentifrice et produits de détartrage. Nous laissons les taches sécher sous une cloche en verre pour empêcher l’évaporation. Nous effaçons tout type de tache avec une éponge, la première après 1 heure, la seconde après 8 heures et la troisième après 24 heures. Nous vérifions ensuite s'il reste des traces et, si oui, en quelle quantité.

Durabilité face aux UV

Ce test réalisé il y a quelques temps consistait à exposer les murs peints pendant 4 heures aux U.V. et à la condensation à 250 reprises. Cela permettait de simuler le vieillissement de la peinture sous l’influence de la lumière du jour et de l’humidité (à laquelle les murs sont parfois exposés dans une salle de bain ou une cuisine).

Les peintures ont montré généralement une bonne résistance pour ce critère. Et ces dernières années, la qualité du vitrage s’étant améliorée, filtrant ainsi la majorité des U.V. et cela limite l’impact de décoloration des murs peints.

Resistance à la vapeur d'eau

La peinture destinée aux pièces humides telles que les salles de bain et les cuisines est fortement exposée à l'eau et /ou à la vapeur d'eau. Ces peintures spécifiques sont donc soumises à des tests supplémentaires. La couche de peinture doit "respirer", c'est-à-dire absorber légèrement l'humidité. Nous vérifions également la résistance de la peinture à la condensation, qui se produit lorsque des vapeurs chaudes se déposent sur le mur froid ou le carrelage. Nous exposons les peintures à la vapeur d'eau. Toutes les 30 minutes, l'aspect du revêtement est évalué. Nous mesurons ensuite le temps que mettent les premières gouttes de condensation à apparaître. Plus les murs ou les carrelages restent secs, mieux c'est. Dans les espaces humides, il est conseillé de bien ventiler pour éviter les moisissures et empêcher la peinture de se détacher.

Etanchéité de la peinture pour carrelage

La peinture pour carrelage est généralement utilisée dans la cuisine et la salle de bain et doit donc être résistante à l'eau. Pour tester cela, nous fabriquons le fond et les côtés d'un carrelage étanche avec un produit spécial et nous appliquons un primer et une peinture pour carrelage sur le dessus conformément aux instructions. Nous pesons le carrelage. Ensuite, nous le plongeons dans l'eau trois fois pendant 24 heures et nous le laissons sécher pendant 24 heures. Ensuite, nous pesons à nouveau le carrelage pour savoir combien d'eau a été absorbé et pour voir dans quelle mesure l'eau a affecté la couche de peinture.

Aspect éco

Nous testons ce point pour savoir si peu de temps après application (3 jours fixés selon l’avis du labo) aucun constituant volatil ne pourrait constituer un danger pour la santé. Une mise en chambre d’émission de l’échantillon est réalisée, simulant une pièce de 30m3 de volume, en respectant les conditions d’utilisation de la peinture préconisées par le fabricant (nombre de couches, temps de séchage nécessaire entre 2 couches, volume de peinture à appliquer par surface, etc…). Ensuite, le prélèvement d’air est réalisé sur des cartouches spéciales qui emprisonnent les polluants pour être quantifiés par la suite.

Tout degré d'écaillage qui ne peut même pas être classé selon la classification 4.
Tout degré d'écaillage qui ne peut même pas être classé selon la classification 4.