Guide d'achat

A quoi faut-il veiller au moment d'acheter du terreau?

30 mars 2018

30 mars 2018
Le terreau est un indispensable de tout jardinier. Mais comment savoir si vous avez affaire à du bon terreau? Pour le déterminer, il y a plusieurs éléments qu’il faut prendre en compte.

Les dernières gelées ont fait s’impatienter les jardiniers pressés de se remettre au boulot. Le terreau est incontournable dans un premier temps… Et se doit de répondre aux propriétés suivantes.

1. Le terreau ne doit pas être trop vieux et doit toujours être stocké bien à l’abri

Le terreau est un produit naturel et peut donc varier dans le temps et en fonction de la météo, par exemple. C’est pourquoi il importe que le terreau que vous allez acheter ne soit pas trop vieux. Hélas, quelques marques seulement affichent une date de production. Une date « à utiliser avant » serait encore préférable, mais ceci reste provisoirement utopique.

Mieux vaut donc que le terreau ne reste pas trop longtemps stocké en magasin ou en entrepôt, et qu’il soit conservé dans un endroit clos et sec. Si, chez le commerçant, vous constatez que les sacs sont entreposés sous un simple auvent, voire à ciel ouvert, mieux vaut tourner les talons. Mais ne faites pas vous-même l’erreur: ne laissez pas les sacs à l’extérieur, exposés au soleil ou au gel.

2. Sa composition est équilibrée

Le terreau idéal contient suffisamment de matières organiques, pour lui donner de la structure et pour retenir l’eau et les minéraux. Pour mesurer cet aspect, on brûle le produit afin de faire disparaître toutes les matières organiques.

Le terreau doit aussi avoir un bon rapport carbone/azote, qui détermine dans quelle mesure les matières organiques sont dégradées pour libérer des nutriments. Troisièmement, un bon terreau ne doit pas être trop humide, car cela le rendrait trop collant et difficile à répartir dans les bacs et les semis. D’autre part, il est très difficile de réhydrater un terreau desséché afin de le rendre utilisable.

Enfin, le terreau ne peut pas contenir de métaux lourds. Fort heureusement, nous n’en avons trouvé nulle part. Nous avons également vérifié l’absence de semences de mauvaises herbes indésirables et, là aussi, il n’y avait aucun problème.

3. Sa composition est facile à trouver

Le terreau peut avoir différentes sortes de matières organiques de base: de la tourbe (matériau organique désagrégé dans le sol), des éléments comme de la noix de coco, du sable, de l’argile ou de la perlite (granulé d’origine volcanique), ou encore des matières d’origine végétale (compost ou fibres de plantes). Ces éléments sont complétés de nutriments et d’additifs.

La tourbe est souvent le composant organique principal et sa qualité peut varier. Plus elle était enfouie profondément, mieux cela vaut. Mais la tourbe a aussi ses détracteurs en raison de son impact sur l’environnement. Certains terreaux contiennent de la noix de coco. Mais l’impact environnemental pose aussi question puisque ce composant doit venir d’encore plus loin que la tourbe et que sa production entraîne une perte de biodiversité. Des composants comme les fibres de bois et le compost vert sont plus respectueux de l’environnement.

Votre emballage vous apprendra ce que contient votre terreau, mais ne vous donnera pas les quantités de ses composants. Selon nous, il est plus que temps que les fabricants les indiquent avec plus de précision. Par ailleurs presque tous les terreaux biologiques contiennent de la tourbe. Pour savoir si un produit est bio ou non, voyez s’il porte une inscription comme « terreau agréé en agriculture biologique ». Mais cette affirmation ne fait l’objet d’aucun contrôle ni certification indépendants.

4. Il est léger et aéré et retient bien l’eau.

Un bon terreau contient suffisamment d’air et est perméable, mais tout en retenant aussi suffisamment d’eau. D’où l’importance d’un bon équilibre entre l’air et l’eau dans les pores.

Quand on arrose, il faut qu’une partie de l’eau soit rapidement évacuée pour qu’il reste suffisamment d’air, sinon les racines risquent l’asphyxie. D’autre part, le terreau doit retenir suffisamment d’eau et la restituer au bon moment, sans que cela coûte trop d’énergie aux plantes. En pratique, mieux vaut arroser régulièrement et modérément, plutôt que de donner beaucoup d’eau occasionnellement. Récupérer l’eau en excès dans une soucoupe sous le pot de fleurs n’a pas beaucoup de sens.

5. Il contient juste assez de nutriments et le libère au bon moment

Azote, potassium, phosphore, calcium… Un bon terreau doit contenir ces nutriments indispensables. Mais, ici, le principe « au plus, au mieux » n’a pas cours : un excès de nutriments fait plus de mal que de bien aux plantes.

La vitesse à laquelle ces nutriments sont libérés est au moins tout aussi importante. S’ils sont libérés trop rapidement, cela peut avoir des conséquences négatives. On trouve sur les emballages de la plupart des marques la mention « contient des nutriments pour X semaines », mais c’est très difficile à vérifier.

6. Le volume est correctement indiqué et le prix est démocratique

Le volume de terreau figure sur l’emballage, en litres. Mais c’est le volume qu’occupe le terreau quand il est bien remué et aéré. Une fois comprimé, emballé, transporté et stocké, son volume se sera nécessairement réduit. Sachez donc que vous recevrez un petit peu moins qu’attendu. C’est un facteur dont nous tenons bien compte en comparant les prix.

Certaines marques coûtent un demi euro ou plus par litre, pour d’autres vous ne payerez que 5 centimes du litre. Certaines sortes de terreaux sont plus spécialement destinées aux potagers et son souvent plus chères, mais leurs résultats à nos tests ne sont pas nécessairement meilleurs.

 

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