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Glyphosate: l'Europe renouvelle l'autorisation pour cinq ans, à notre grand regret

27 novembre 2017
cancer pesticides

27 novembre 2017
Le glyphosate, connu comme principe actif du Roundup de Monsanto, est autorisé durant cinq années supplémentaires dans l'Union européenne. Aucun plan de sortie n'est mis en place, aucun budget n'est dégagé pour financer des alternatives. Décevant.

Les Vingt-Huit, réunis en comité d’appel après l’échec de toutes les tentatives précédentes pour s’accorder, ont finalement décidé de réautoriser le glyphosate pour une période de cinq ans. Le vote positif de l'Allemagne, qui s'était précédemment abstenue, a fait pencher la balance dans le camp des "pour".

Pour rappel, le glyphosate, principe actif notamment du célèbre Roundup de Monsanto mais aussi d'autres herbicides, est le produit phytosanitaire le plus utilisé au monde.

Ni plan de sortie, ni budget pour des alternatives

Avec la France et l'Italie notamment, la Belgique s'est prononcée contre cette nouvelle autorisation. Le cabinet du ministre de l'Agriculture Denis Ducarme a d'ailleurs vivement regretté l'issue du vote.

Pour deux motifs au moins (outre le terme de cinq ans). Primo, il n'est nulle part fait mention d'un plan de sortie du glyphosate, une substance pourtant qualifiée de '"cancérogène probable" par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) dépendant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Secundo, aucun budget n'a été dégagé pour financer des alternatives.

Nous poursuivons le combat pour son interdiction

Ces regrets, nous les partageons. Et donc, le combat continue…

Pour ce qui est des usages agricoles, nous souhaitions en effet que le glyphosate soit encore disponible pendant une période de maximum trois ans, le temps pour les agriculteurs de se familiariser avec les alternatives écoresponsables.

Toujours en vertu du principe de précaution, nous continuerons à plaider pour l'interdiction immédiate du produit à des fins non agricoles. Notons à ce sujet que l'usage du glyphosate est déjà interdit au niveau des trois Régions, mais que sa commercialisation est toujours permise au niveau national. Le cabinet Ducarme a indiqué hier travailler à des textes interdisant cette commercialisation. Voilà au moins une bonne nouvelle.

 

 


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