Dossier

Quel système de chauffage choisir?

12 septembre 2019

12 septembre 2019
En attendant la fin programmée des combustibles fossiles, le chauffage au gaz naturel est actuellement l’option, financièrement, la plus intéressante. Pour combien de temps encore? Et si vous n’êtes pas raccordé au réseau? Nous pesons ici le pour et le contre des solutions courantes, disponibles pour votre chauffage.

Chauffage central ou assimilé

Nouveau bâtisseur ou propriétaire d’un système à bout de souffle, vous vous demandez quel type de chauffage choisir pour votre habitation ? Il n’est pas aisé de répondre à cette question. Impossible, en effet, de prédire avec certitude quel sera le meilleur choix à 30 ans, durée de vie d’un tel système. Néanmoins, nous tentons ici d’éclairer vos choix.
Nous passons ainsi en revue les différentes options disponibles sur le marché avant de les classer, en toute fin de dossier, en fonction de leurs coûts globaux du moment. 

Nous ne considérons ici que les systèmes susceptibles de diffuser, sans manutention, la chaleur dans toutes les pièces, soit un chauffage central ou assimilé. Nous partons en outre de l’hypothèse qu’il faut tout installer: le système de production (chaudières à gaz, à mazout, à pellets, chauffage électrique, pompes à chaleur) avec tout ce qu’il suppose, mais aussi le système d’émission (radiateurs ou chauffage au sol).

De nombreux facteurs à considérer

Pour choisir un système de chauffage, les paramètres à prendre en compte sont nombreux et concourent, pour la plupart, au coût global de la facture tant à l’installation qu’à l’usage. 
  • Prix de l’énergie. Une foule de choses peut influencer le prix des différentes énergies: disponibilité, offre/demande, contexte géopolitique, fiscalité incitative ou dissuasive, etc. Sur plusieurs dizaines d’années, les paris sont ouverts.
  • Coûts d’accès. Soit les coûts nécessaires à la mise à disposition de chaque énergie  : raccordement, compteur, redevance, silo, citerne,…
  • Coûts d’entretien. Ils dépendent du type d’énergie utilisée.
  • Prix de l’installation complète. Il faut savoir que pour un même type de chaudières, les choix individuels - selon que l’on mise sur l’entrée, le moyen ou le haut de gamme - peuvent multiplier les coûts de chaque composant. Sans oublier le placement. 
    Rappelez-vous aussi que le profil particulier de votre installation a toute son importance : une maison peu isolée réclame une installation de plus grande puissance et davantage de radiateurs.
  • Profil de consommation. De la demande de chaleur induite  va grandement dépendre la facture récapitulative, chaque année. Mer ou Ardennes, forte ou moindre isolation, volume à chauffer, présence ou absence, température demandée, contrôle de la température pièce par pièce, peuvent significativement changer la donne.
  • Primes disponibles. Elles sont fluctuantes et varient selon les Régions. Mais elles peuvent donner un coup de pouce à telle ou telle option. A vérifier absolument.
  • Impact environnemental. Certains choix valent mieux que d’autres. 

Isoler, toujours gagnant

Dernière chose avant d’entreprendre ce tour d’horizon. Rappelez-vous que l’énergie la moins chère est celle que vous ne consommez pas. Mettez donc le paquet sur l’isolation et l’étanchéité à l’air de votre habitation. Dans le cas d’une construction neuve, évitez d’augmenter inconsidérément volume et surface, pensez à la compacité, à la récupération de chaleur sur la ventilation, à l’orientation de vos fenêtres et baies pour profiter de la chaleur gratuite du soleil. 

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