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Poêles à bois: tout n'est pas à jeter !

27 février 2018
Combustion de pellets

27 février 2018
Par épisodes de grand froid, c'est vrai, mieux vaut proscrire le chauffage au bois. Mais tout au long de l'année, il est possible de limiter fortement ses émissions de polluants. Nos experts vous livrent quelques tuyaux.

En ces temps de froid polaire, les poêles à bois n'ont pas bonne presse. Voici quelques jours, la Région flamande invitait la population à de ne pas brûler du bois dans les poêles et cheminées. Et à Bruxelles, il est question d'interdire cette pratique durant les pics de pollution.

Alors, faut-il proscrire ce système de chauffage? Pas si vite!

Evitez le chauffage au bois par grand froid

Les épisodes de grand froid allié à de hautes pressions peuvent engendrer des inversions thermiques. En gros, il fait plus froid au niveau du sol qu'en altitude. Et donc, les polluants, piégés, s'accumulent.

Dans de pareilles conditions, mieux vaut effectivement favoriser les combustions les plus propres, c'est-à-dire utiliser le gaz, le mazout et, en dernier recours, le bois.

Mais, rappellent nos experts, il y a combustion du bois et combustion du bois. Les émissions de polluants dépendent du type de combustible (bûche ou pellets), de l'ancienneté de l’appareil et de la manière dont on l'utilise.

Comment réduire ses émissions de polluants?

"Les feux ouverts et les vieux poêles à bois sont clairement à proscrire toute l’année et certainement en périodes hivernales. Leur rendement est en effet très faible (à peine supérieur à 10% pour un feu ouvert, entre 40 et 60% pour les vieux poêles fermés) en regard des appareils récents (rendement de 85-90 %). En optant pour un appareil fermé de qualité, qu'il s'agisse d'un insert ou d'un poêle, la meilleure combustion permet de réduire considérablement les émissions de polluants."

A titre d'info, selon les données de l'association Prioriterre, les émissions de particules fines sont 25 fois moindres pour un appareil à bûches de dernière génération que pour un feu ouvert.

Et d'après nos tests, en ce qui concerne les poêles à pellets, les émissions de particules sont 300 fois moindres avec un appareil récent haut de gamme utilisé à pleine puissance qu'avec un appareil d'une vingtaine d'années utilisé à puissance réduite.

Nos aides et conseils

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Par ailleurs, si vous utilisez des appareils à bûches, veillez à les alimenter avec du bois sec de minimum deux ans, à ne pas trop charger l’appareil et surtout à effectuer l’allumage par dessus les bûches au moyen de petit bois (allumage inversé; voir aussi l'annexe "Vos questions aux experts").

En résumé:

  1. Par temps très froid et sans vent, surtout en ville et dans les vallées (où l’air ne circule pas bien), on évite l’utilisation d’appareils fonctionnant au bois.
  2. Si l'on veut se chauffer au bois, pour limiter au maximum les émissions nocives, on remplace les vieux systèmes par des appareils modernes à hautes performances que l'on utilise correctement avec un combustible sec (taux d'humidité inférieur à 22%) et en recourant à la technique de l'allumage inversé.

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