News

Poêles à pellets : trop de rebut

28 septembre 2015
poeles à pellets

28 septembre 2015

Les poêles à pellets testés en labo obtiennent de mauvais résultats sur les plans du rendement, de l’émission de CO et de la sécurité. Certains modèles s’en sortent toutefois mieux et montrent la voie à suivre.

Vous voulez profiter de la chaleur d’un poêle à pellets?

Un poêle à pellets peut s'avérer économique pour se passer du chauffage central conventionnel pendant la mi-saison ou chauffer moins fort en plein coeur de l’hiver. Les poêles à pellets présentent, en outre, un meilleur bilan carbone que les chaudières au mazout ou au gaz par exemple. Les pellets de bois, du moins ceux pourvu d’un label PEFC ou FSC, sont en effet considérés comme une ressource renouvelable.

Rendements variables, trop de CO

Nous avons testé 17 modèles de poêles et constaté qu’ils connaissent quelques problèmes de rendement, d’émissions et de sécurité. 

5 appareils testés sur 6 satisfont à la norme européenne de rendement (75%), mais ils ne sont plus que 2 sur 3 à satisfaire la norme belge plus sévère (de 80%). Pourtant, obtenir de bons résultats est possible puisque un des appareils arrive à l’excellent rendement de 90%. 

Une combustion incomplète produit davantage de gaz polluants tels que le monoxyde de carbone (CO). 1 modèle sur 4 émet ainsi, à plein régime, plus de CO qu’autorisé par la norme européenne et 3 modèles sur 4 émettent trop de CO lors du fonctionnement à puissance réduite.

Sécurité : un point épineux

Vous êtes censé pouvoir saisir certaines parties des poêles à pellets, comme la poignée de la porte ou le clapet du réservoir à pellets. Si celles-ci chauffent, le fabricant doit offrir une solution. D’après la norme, il suffit simplement de fournir un gant (thermorésistant) ou de rendre la poignée de la porte amovible. 8 appareils sur 17 ne satisfont pas à ce critère, alors qu’un investissement modique de la part du fabricant aurait suffi à limiter le risque de brûlure.

En outre, si la cheminée se bouche partiellement ou totalement, le poêle doit s’arrêter pour éviter qu’il n’explose ou que des fumées ne soient refoulées dans la pièce d’habitation, au risque d’asphyxier les habitants. 5 modèles sur 17 ne se sont pas du tout arrêtés alors que la cheminée était fermée. 

Dans l’ensemble, seuls 5 modèles sur 17 marquent de bons points pour la sécurité. Une réelle déception. Nous insistons pour que des normes plus strictes entourent les poêles à pellets. 


Imprimer Envoyer par e-mail