Dossier

Entretien des chaudières

26 octobre 2020
entretien chaudière

Pourquoi est-il si important de faire contrôler votre chaudière ? À quelle fréquence devez-vous procéder à un tel entretien ? Qu’est-ce que cela inclut ? Quel est le tarif correct d’un tel entretien ? À quoi être attentif ?

Un contrat d'entretien?

Certains chauffagistes et fournisseurs d’énergie proposent des contrats d’entretien pour votre chaudière.
Souvent, un service de dépannage endéans les 24 heures est proposé. Certains contrats vous donnent simplement accès 24 heures sur 24 à une ligne téléphonique d’urgence. La plupart du temps, le déplacement, la main-d’œuvre et les pièces vous seront facturés en supplément. En ce qui concerne le remplacement de pièces, les contrats sont souvent assez clairs et précisent que la main-d’œuvre est comprise si ce remplacement a lieu lors de l’entretien prévu. Assurez-vous-en !
Les prix peuvent fortement varier. Si le prix d’un tel contrat vous convient – il existe déjà des contrats à partir de € 11’environ par an pour le gaz et € 160 environ par an pour le mazout – et que les déplacements et la main-d’œuvre en cas de dépannage sont compris dans le prix, vous pouvez envisager d’en souscrire un. Veillez également à pouvoir le résilier facilement par la suite.Lors de notre analyse juridique des clauses présentes dans les contrats sélectionnés, nous avons repéré pas mal d’anomalies. En voici un aperçu :

  • Pour un retard de paiement, certains contrats exigent des intérêts de retard allant jusqu’à 8,5 % par an. Ces intérêts sont exagérés et en contradiction avec le code de droit économique fédéral DEF).
  • D’autres contrats prévoient de pouvoir augmenter les prix même après clôture du contrat, au cas où d’autres coûts auraient augmenté (salaires, lois sociales, prix des matériaux, transport…). Ceci est bien entendu en contradiction avec le même code précité.
  • D’autres contrats prévoient même que les pièces qui auraient été changées resteraient la propriété de l’entreprise en cas de non-paiement et pourraient être démontées et reprises ! Ceci est bien entendu complètement disproportionné par rapport au préjudice subi par l’entreprise en cas de non-paiement de la part du client.
  • Certains contrats exigent une certaine somme, 50 € de frais administratifs par exemple, en cas de résiliation. En clair, cela décourage fortement le client à rompre son contrat. Selon nous, cette situation n’est pas acceptable.
  • En cas de dégâts causés par leur entreprise chez le client, certains contrats reportent la charge de la preuve sur le client. Celui-ci devrait alors prouver qu’une grave erreur aurait été commise par l’entreprise, ce qui est bien entendu impossible.
Si vous constatez ce genre de clos, n’hésitez pas à les contester.