News

Se chauffer plus vert avec moins d'émissions de CO2: vous détenez la clé

02 mars 2020

Les émissions de CO2 de nos systèmes de chauffage sont considérables. Les pompes à chaleur - souvent désignées, à Batibouw notamment, comme étant La solution - nécessitent un investissement important et l'électricité reste chère. Que faire alors pour se chauffer à moindres émissions et quelles politiques le gouvernement devrait-il adopter? 

L'Europe vise une société neutre en CO2 d'ici 2050. Cela signifie que nous devrons chauffer nos maisons différemment, de manière plus écologique. Dans notre article Chauffer plus vert, consommer moins (Magazine Test Achats N°650 de mars 2020), nous avons exploré les possibilités qui existent à court et moyen terme pour préserver l'environnement. Vous lirez plus sur les critères de choix des différents systèmes de chauffage dans notre dossier "Quel système de chauffage choisir".

Vers notre dossier Quel système de chauffage choisir?

Biocombustibles et hydrogène : potentiel limité ou pas encore disponible

Les biocombustibles existent déjà, il s'agit de gaz ou de liquide produit à partir de plantes ou de déchets organiques. Mais l'offre pour chauffer les maisons est limitée.
L'hydrogène produit à partir d'eau et d'électricité renouvelable, peut être utilisé tel quel ou être recombiné au CO2 issu par exemple de la biomasse, pour produire du gaz ou du fuel synthétique. Mais ces développements n'en sont qu'à leurs débuts et d'autres secteurs voudront également utiliser ces formes de combustibles. On peut donc se demander quand en quelles quantités elles seront disponibles pour chauffer nos habitations.

Le chauffage à l'électricité verte n'est pas exempt de CO2

Chauffer à l'électricité via un contrat d'énergie 100% verte pourrait constituer une autre solution. Mais nous avons montré à plusieurs reprises qu'un tel contrat vert ne garantit pas toujours une énergie 100% renouvelable. 
Alors, des panneaux solaires? Ils ne fourniront pas assez d'électricité en hiver, vous devrez donc continuer à utiliser l'électricité du réseau pouvant provenir, en partie, de combustibles fossiles. Dans ce cas aussi, vous émettez donc du CO2.
D’où l’importance de continuer à travailler sur le développement de systèmes d'énergie renouvelable.

Combler l'écart de prix entre l'électricité et le gaz naturel ou le mazout

A long terme, la combinaison de l'électricité renouvelable et des pompes à chaleur offre les plus grandes possibilités de chauffage à faible émission de CO2. Mais l'électricité coûte actuellement 4 à 5 fois plus cher que le gaz ou le mazout. 
Pour atteindre les objectifs climatiques, donner plus de chances aux pompes à chaleur et décourager les combustibles fossiles, l'écart entre le prix de l'électricité et celui du gaz ou du mazout devra être comblé d'une manière ou d'une autre. 
À condition qu'une telle modification des coûts soit au final indolore pour les consommateurs et qu’un accès abordable à l’énergie leur soit garanti.

Isoler, le plus efficace

Si l'on examine de plus près le potentiel de verdissement des différents combustibles utilisés pour le chauffage, on estime que l'on pourrait réduire de 5 à 10 % leurs émissions de CO2 au cours des dix prochaines années. 

Vous-même, n’hésitez donc pas à remplacer votre vieille chaudière par une nouvelle, plus efficace et bien réglée, qui réduira vos pertes de 10 à 20 % et vos émissions de CO2 dans la même proportion.

L'intervention la plus simple n'est cependant pas de chauffer autrement, mais de chauffer moins grâce à une bonne isolation. Si vous isolez vos murs avec 5 cm d'isolant, vous réduisez vos émissions de CO2 de 70%. Avec 20 cm d'isolation, vous portez ce pourcentage à 90%. Et en remplaçant le simple vitrage de vos fenêtres par du verre à haut rendement, vous diviserez par cinq vos émissions de CO2. L'isolation est donc la clé. Et cette clé-là est entre vos mains. 
Bon à savoir quand on passe par les palais de Batibouw...

 
User name

Participer à la conversation

Participez en postant un commentaire ou une question.

Commentaires

Soyez le premier à commenter