Dossier

Acheter un poêle à pellets

18 janvier 2021
pelletkagel

Les performances de ces poêles valent-elles l’investissement et votre sécurité en tant qu’utilisateur est-elle toujours garantie ? Nous nous sommes battus pour que ce soit – enfin ! – le cas. Explications et conseils pour bien acheter.

Introduction

Ces appareils, dont le design s’améliore au fil du temps, rencontrent un vif succès aujourd’hui. D’un prix abordable, ils permettent de limiter l’utilisation du chauffage central durant la mi-saison et de baisser le thermostat de celui-ci au cœur de l’hiver. Le tout avec un combustible plutôt bon marché, un bilan carbone meilleur que le gaz ou le mazout (si les pellets sont labellisés PEFC ou FSC) et un niveau de confort (programmation, températures précises… ) appréciable.

Un poêle à pellets est comparable à un poêle à bois traditionnel. Il peut donc chauffer une ou plusieurs pièces. Mais au lieu de bûches, le poêle à pellets brûle des granulés de bois, les pellets, qui sont de très petits bâtonnets cylindriques constitués de déchets de bois compactés (sciure, ...). Leur diamètre est de 6 à 8 mm, pour une longueur de 5 à 40 mm. Les pellets ne nécessitent donc pas spécialement d’abattre des arbres. Ils peuvent parfois aussi provenir de forêts à gestion durable où chaque arbre abattu est remplacé par un nouveau, destiné à la production de pellets, ce qui préserve l'équilibre en CO2. Ceci explique pourquoi un poêle à pellets est considéré comme un système d'énergie renouvelable.

Un poêle à pellets fonctionne donc plus ou moins comme un poêle classique, avec un compartiment de chargement dans lequel vous pouvez verser les pellets, le plus souvent par le haut. La capacité peut varier de 15 à 60 kg ou plus selon le modèle. Le poêle est équipé à l'intérieur d'une vis sans fin qui régule l’apport de la quantité de pellets nécessaire jusqu'au brûleur, ce qui évite de devoir gérer cet aspect manuellement comme il serait nécessaire de le faire avec les bûches dans un poêle à bûches. Un ventilateur et un allumage à incandescence assurent la combustion des pellets de façon automatisée.

Les principales différences avec un poêle à bois traditionnel sont le raccordement au réseau électrique, le pilotage électronique et le réglage automatique de la température. Les modèles les plus récents sont équipés d'un thermostat programmable qui permet de paramétrer les périodes de fonctionnement et d'inactivité du poêle. Il est aussi possible, sur certains modèles, d’actionner un ventilateur qui accélère la diffusion de la chaleur du poêle dans la pièce où il est installé. Il est également possible de régler la vitesse de ce ventilateur jusqu'à ce que la température souhaitée soit atteinte, après quoi la consommation du poêle diminue.

Avec un réservoir rempli, un poêle à pellets peut fonctionner un demi-jour à deux jours, en fonction du type de poêle, du volume de la pièce à chauffer, du degré d'isolation, etc. Sur certains modèles, l'air chaud peut aussi être acheminé dans d'autres locaux au moyen d'un système de tuyaux. Les modèles combinés peuvent aussi produire de l'eau chaude.

Un poêle à pellets, la bonne option pour vous ?

Reste à savoir si la balance entre l’investissement exigé ainsi que les aménagements parfois nécessaires (cheminée, prise électrique à proximité) et les économies réalisées penchera en votre faveur.

Pour maximiser vos chances de faire de belles économies, il est important de choisir un modèle qui convienne à votre habitation, produise un bon rendement et apporte sa chaleur en toute sécurité (incendie).

C’est l’objet de ce dossier : vous aider à évaluer vos avantages et vous guider dans votre choix.